Arthrite juvénile et Borréliose de Lyme sont souvent confondus

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Les symptômes provoqués par l’arthrite juvénile peuvent persister durant l’âge adulte dans 50 à 70% des cas (http://naitreetgrandir.com/fr/mauxenfants/indexmaladiesa_z/fiche.aspx?doc=naitre-grandir-sante-enfant-articulation-arthrite-juvenile) et causer de graves lésions articulaires.Cependant, cette maladie chronique est souvent le fruit d’une erreur de diagnostic de la maladie de Lyme, une épidémie mortelle transmise par les tiques, mais qui peut pourtant être traitée.

L’arthrite juvénile est diagnostiquée à tort pour des enfants atteints de la maladie de Lyme

Parmi la multitude de symptômes de la maladie de Lyme, ses manifestations rhumatologiques peuvent induire en erreur les diagnostics vers une forme d’arthrite juvénile, chez les jeunes patients. Il est en effet à savoir que les douleurs articulaires et les éruptions cutanées rouges sont en effet communes à ces deux maladies et se présentent, dès la phase primaire de la Borréliose en s’accompagnant de l’érythème migrant. 

Les zones touchées par l’arthrite de Lyme et l’arthrite juvénile peuvent être multiples en touchant entre autres les genoux, la colonne vertébrale, les poignets, les articulations inter-phalangiennes et cervicales. Elles sont caractérisées des douleurs aigues et des inflammations au niveau des articulations, accompagnées par de fortes fièvres à 40°C et des manifestations cutanées sous-formes de tâches rouges. Avec des cas de myalgies, les muscles sont également attaqués par ces pathologies et au fil du temps, ces manifestations rhumatologiques causent des lésions lourdement handicapantes, comme des contractions musculaires persistantes ou des déformations articulaires. Des troubles du rythme cardiaque, sont également observées parmi les symptômes de ces deux pathologies, provoquant de la fatigue, des étourdissements et des vertiges.

L’arthrite juvénile est une maladie articulaire qui touche les enfants avant l’âge de 16 ans. Sa forme polyarticulaireest la plus prématurée, car elle se manifeste dès l’âge de 1 an, et représente 30 % des cas (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/maladie-de-still-chauffard), même si elle touche plus particulièrement les filles. Les causes de cette maladie sont surtout de catégories auto-immunes, car pour une raison inconnue, le système immunitaire se dérègle et s’attaque aux tissus sains, provoquant des inflammations et des lésions au niveau cellulaire.

Il y a trois groupes d’arthrite juvénile, dont la maladie de Still-Chauffard qui se présente avec une forme systémique classique. Les symptômes se présentent avec une forte fièvre, des inflammations articulaires qui durent jusqu’à trois mois, des éruptions cutanées, une augmentation du volume de la rate et des ganglions ou adénopathies, et une anémie. En l’absence de traitements, l’affection provoque la déformation des articulations touchées. La forme mono ou pauci-articulaire se manifeste sur quatre articulations au maximum. Elle se manifeste avec une synovite et une faible fièvre, mais de rares éruptions cutanées. La maladie peut entraîner des affections oculaires, dont une uvéïte chez les filles, une kératite, une cataracte ou un eiridocyclite chronique bilatérale. Dans 50% des cas, les patients évoluent vers une forme d’oligo-arthrite.

La forme polyarticulaire touche plusieurs articulations et ses symptômes peuvent se prolonger dans l’âge adulte. Son évolution est marquée par des périodes de rémission qui détériore lentement les os. En dehors des douleurs, des gonflements au niveau des articulations, ainsi qu’une diminution des capacités de mouvements sont toujours constatés. Ainsi, l’enfant peut présenter des boitements, des refus de participation aux activités ou même se remettre à ramper s’il savait déjà marcher.

Les traitements de l’arthrite juvénile comprennent des anti-inflammatoires non-stéroïdiens ou AINS, comme le naproxène, et des anti-arthritiques rhumatoïdes modificateurs de la maladie ou DMARD, comme l’hydroxychloroquine et la méthotrexate, qui permettent de réduire ou même de stopper la progression des lésions. Pour des cas plus persistants, des modificateurs de la réponse biologique, comme l’étanercept et l’infliximab doivent être administrés. L’injection de corticoïdes peut aussi être nécessaire quand l’inflammation au niveau de l’articulation persiste ou en cas d’affections oculaires. Une synoviorthèse permet aussi de forcer la synoviale à se renouveler, en la détruisant d’abord via une injection d’acide osmique. 

En plus des médicaments, la physiothérapie et l’ergothérapie permettent de rééduquer les articulations atteintes, afin de récupérer leur souplesse et leur capacité de mouvement.