Arthrite psoriasique et borréliose de Lyme: des maladies semblables

0
16

La Borréliose de Lyme et l’arthrite psoriasique peuvent conduire un médecin ou un malade à la confusion, car leurs symptômes apparents font penser à une unique maladie. Ils peuvent ainsi fausser les diagnostics et les traitements. 

De graves lésions au niveau des articulations et des organes peuvent devenir irréversibles si les soins adéquats ne sont pas administrés à temps.

 

L’une comme l’autre, la Borréliose de Lyme et l’arthrite psoriasique sont des maladies qui se présentent sous forme d’arthrite aseptique. Leurs symptômes inflammatoires peuvent toucher de nombreuses articulations qui deviennent douloureuses, enflées, chaudes et rigides. La colonne vertébrale, les doigts, les genoux et les pieds sont les principales zones atteintes. Elles sont bénignes mais  peuvent engendrer des complications, dont des myalgies et des tendinites. Leurs symptômes sont similaires sur d’autres points, notamment des lésions sur la peau, qui se présentent comme des rougeurs ou des éruptions cutanées.

Durant ces maladies, des manifestations oculaires, cardiaques, pulmonaires ou au niveau d’autres organes, ainsi que d’autres infections sont constatées à cause de la déficience du système immunitaire. Un état fiévreux est donc ainsi omniprésent.

L’arthrite psoriasique est aseptique et s’accompagne d’un psoriasis, qui est une maladie inflammatoire de la peau se présentant sous forme de plaques rouges avec une couche blanc argenté. Dans 60 % des cas, l’arthrite survient plusieurs mois ou années après l’apparition du psoriasis, et dans les 15 à 40 %, ils surviennent ensemble (http://arthrite.comprendrechoisir.com/comprendre/arthrite-psoriasique). Cette maladie articulaire est généralement causée par un dysfonctionnement du système immunitaire, qui attaque alors les cellules de l’organisme. Les gènes HLA-B27 pourraient être des facteurs de risque héréditaires de cette maladie, avec 40 % des malades ayant eu des antécédents familiaux d’Arthrite psoriasique ou de psoriasis. Bien que, très peu fréquent, les traumatismes physiques  jouent également un rôle important dans le développement de cette maladie.

Les symptômes de l’arthrite psoriasique permettent de l’identifier assez vite. Elle se présente par des articulations douloureuses, gonflées, chaudes et perdant peu à peu leur mobilité. Des œdèmes peuvent alors se former. Ces inflammations articulaires touchent la colonne vertébrale dans 30 % des cas, les articulations inter-phalangiennes dans 8 % des cas et les orteils dans 8 à 16 % des cas. Les signes distinctifs se manifestent aussi par une fièvre  légère. Cette affection est extrêmement inflammatoire et est une forme d’arthralgie asymétrique, c’est-à-dire qu’elle peut toucher plusieurs articulations en même temps. Dans les cas les plus graves, cette maladie peut se traduire par des doigts ou des orteils recroquevillés. Elle peut aussi s’attaquer aux yeux et aux poumons, ou se manifester par une asthénie.    

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les  antalgiques permettent de contenir la douleur, de réduire les œdèmes et la raideur articulaire due à l’arthrite psoriasique. Et pour qu’ils soient plus efficaces, ils sont parfois accompagnés de cortisone. Les antirhumatismaux à action lente ou ARAL permettent de contenir les inflammations et d’éviter de graves lésions articulaires. Ces traitements médicamenteux  ne sont pas suffisants. Ils doivent être accompagnés par une rééducation fonctionnelle, comme la kinésithérapie, la physiothérapie, l’ergothérapie ou l’orthopédie, pour garder la flexibilité des articulations et le tonus des muscles.

Les soins doivent être  accompagnés de traitements  dermatologiques à base de crèmes hydratantes ou émollientes  aux rétinoïdes ou de corticostéroïdes afin de réduire les démangeaisons et de réhydrater la peau asséchée. Les crèmes à base de pimécrolimus ou de tacrolimus sont préconisées pour les zones génitales, le visage et les plis cutanés.

Lorsque les traitements classiques sont inefficaces ou lorsque la perte fonctionnelle et la dégradation articulaire sont  importantes,  le médecin peut ordonner une intervention chirurgicale pour rétablir la mobilité de l’articulation.