Arthrite réactionnelle et maladie de Lyme: très semblables

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L’une des problématiques de la maladie de Lyme est que ses symptômes sont tellement diversifiés que les diagnostics ont souvent tendance à s’orienter vers des pathologies similaires, comme l’arthrite réactionnelle

Il importe ainsi de mieux connaître les spécificités de cette forme d’arthrite pour éviter la confusion.

arthrite réactionnelle et maladie de lyme sont confondus

L’arthrite réactionnelle a pour principaux points communs avec la Borréliose de Lyme, une période d’incubation asymptotique pouvant durer plusieurs semaines et des douleurs arthritiques causées par une réaction immunitaire de l’organisme. Les manifestations articulaires touchent plus souvent les genoux, les hanches, les chevilles et les pieds, avec une forme chronique ou aigue. Chaudes, les articulations douloureuses sont enflées et rouges. Les mouvements des sujets sont alors gênés par une certaine rigidité. Pour ces deux maladies, les inflammations peuvent toucher les tendons et évoluer vers des formes de myalgies, qui provoquent de fortes douleurs musculaires et un amaigrissement de la zone.

Parmi les autres symptômes qui accompagnent ces infections, des syndromes intestinaux et des troubles digestifs sont constatés en parallèle. Les phases de poussées de ces maladies apparaissent avec des états grippaux ou fiévreux, des céphalées, ainsi qu’une asthénie. Des symptômes qui confondent encore plus ces deux pathologies peuvent se manifester au niveau des yeux avec une conjonctivite ou une uvéite. Des éruptions cutanées sous forme de rougeurs ou de pustules sont aussi observées. Une dégradation générale de la santé du sujet est rapidement perceptible et peut occasionner des symptômes cardiaques, tels qu’une myocardite, une péricardite et des troubles de la conduction, ainsi qu’une atteinte rénale.  

Le gène HLA-B27 est présent dans 50 à 80% des cas d’arthrite réactionnelle (http://arthrite.comprendrechoisir.com/comprendre/arthrite-reactionnelle). Pouvant toucher plusieurs articulations, cette affection est une spondylarthropathie, causée par une réaction auto-immune de l’organisme. Elle survient souvent après les infections digestives, génito-urinaires ou respiratoires, causées par des germes tels que chlamydiae, salmonelle, streptocoque, staphylocoque doré, …etc. Néanmoins, l’inflammation articulaire est aseptique.

Deux semaines à un mois après l’infection, l’apparition de l’arthrite réactionnelle est brutale et douloureuse, à travers des inflammations articulaires rougeoyantes et chaudes, causées par un épanchement important de la synoviale. Les genoux sont les plus fréquemment atteints, pour 70 à 90% des cas), puis viennent les chevilles, les articulations des doigts, les mains, les poignets et les coudes. On note aussi des douleurs rachidiennes, comme une lombalgie, qui touchent les articulations sacro-iliaques dans 38,5% des cas. Souvent, on note une dactylite durant laquelle les orteils enflent fortement.

L’arthrite réactionnelle se manifeste aussi au niveau des yeux du sujet à travers une conjonctivite bilatérale dans 50% des cas, une iridocyclite douloureuse dans 10% des cas, des ulcérations cornéennes ou des uvéites . Le malade peut aussi présenter, des ulcères buccaux ou nasaux, ainsi que des lésions cutanées qui peuvent toucher les paumes, les plantes des pieds, les orteils, le scrotum ou le cuir chevelu. De fortes fièvres, des céphalées ou maux de tête, des signes de grosse fatigue ou asthénie, ainsi que des infections digestives peuvent survenir durant toute la durée de l’infection. L’arthrite réactionnelle chronique peut engendrer des insuffisances cardiaques ainsi que des troubles de la conduction. Une atteinte rénale, une anémie, une dénutrition, des vertiges, des nausées, des vomissements, des diarrhées accompagnées de sang ou non sont parmi les autres signes de cette maladie articulaire inflammatoire. Le syndrome oculo-urétrosynovial est la forme complète de l’arthrite réactionnelle et inclut surtout fièvre, arthrite aseptique, urétrite, prostatite et conjonctivite.    

Le diagnostic de l’arthrite réactionnelle débute par une anamnèse entre le médecin et le malade, pour la recherche d’éventuelles infections initiatrices à traiter par antibiothérapie. Une radiologie et des examens biologiques du liquide synovial, du sang et de l’urine permettent de confirmer la pathologie. Les traitements de l’arthrite réactionnelle incluent des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et des anti-TNF, qui permettent de soulager les douleurs et d’atténuer les inflammations. Des corticoïdes en comprimés, comme la prednisone, ou sous forme d’injection de cortisone au niveau de l’articulation peuvent également être administrés à ces fins. Les lésions cutanées sont traitées avec un stéroïde topique, tandis que les atteintes oculaires nécessitent des gouttes de cortisone.

Les cas chroniques de cette maladie sont soignés avec des agents rhumatismaux modificateurs de la maladie ou ARMM, comme le méthotrexate et la sulfasalazine. Durant leurs traitements, les malades sont conviés à suivre une physiothérapie et à faire des exercices, pour conserver la flexibilité de leurs articulations et renforcer leurs muscles.