Co-infections Bartonelloses et maladie de Lyme

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Personne atteinte de Tularémie

La Bartonellose et la Borréliose présentent tellement de points en commun qu’il est parfois difficile de distinguer l’une de l’autre, surtout, en cas de co-infections. Cette situation conduit à des diagnostics faussés et à des traitements inappropriés. Médecins et patients risquent à tout moment de suivre une fausse piste. Un cas désespéré qui demande des éclaircissements.

Les Bartonelloses et la Borréliose sont toutes deux des infections bactériennes pouvant être transmises par la piqûre des tiques. Elles sont difficiles à diagnostiquer à cause de leurs nombreux symptômes et sévissent partout dans le monde, pouvant causer la mort.

Leurs symptômes se ressemblent en de nombreux points à commencer par une forte fièvre accompagnée de frissons et de température élevée. Les diverses formes d’éruptions cutanées qui suivent la propagation de l’infection dans l’organisme sont communes aux Bartonelloses et à la maladie de Lyme. Les sujets présentent également des formes d’arthralgies où les douleurs articulaires sont aigues et évoluent avec des myalgies au niveau des muscles environnants. Les réactions de l’organisme face à la prolifération des bactéries engendrent des inflammations ganglionnaires et des adénopathies. 

Ces maladies sont également accompagnées par des céphalées ou maux de tête. Une conjonctivite ou d’autres infections oculaires peuvent survenir, ainsi qu’une baisse de la vue. Des troubles neurologiques graves sont également constatés à cause de certaines lésions au niveau du cerveau, et s’accompagnent de difficultés cognitives et intellectuelles. Une dégradation générale de la santé est fréquente lors de ces infections et provoquent des insuffisances ou accélérations cardiaques, un amaigrissement rapide et une faible résistance de l’organisme face à d’autres agents pathogènes.

La Bartonellose est une maladie engendrée par la bartonella qui est une variété de bactéries Gram négatif. Elle se fait appeler maladie des griffes du chat, fièvre du chat ou bartonellose zoonotique quand elle est causée par la Bartonella henselae. La fièvre des tranchées, l’angiomatose bacillaire, les bactériémies chroniques et les endocardites sont causées par la Bartonella quintana. La Bartonella bacilliformis est à l’origine de la fièvre d’Oroya, de la verrue péruvienne et de la maladie de Carion.La Bartonellose est transmise à l’homme par la griffure ou la morsure des chats. Elle se transmet par un contact direct ou indirect avec un chaton ou un chat porteur du germe ou en se frottant les yeux avec des mains contaminées. La piqûre des arthropodes suceurs de sang infectés comme les puces, les tiques et les moustiques peut également transmettre cette maladie. La Bartonella est pathogène et toxique pour l’organisme humain, et présente une période d’incubation s’étendant de 1 à 2 semaines. Elle se manifeste par des rougeurs ou de petites lésions cutanées en forme de papules à la surface contaminée. Au cours de l’évolution, ces manifestations épidermiques se transforment en vésicule et en ulcère. Une adénopathie et une forte fièvre font leur apparition 2 à 4 semaines après la contamination. Viennent ensuite, les frissons, les douleurs dans les articulations et les muscles, ainsi que l’inflammation des ganglions lymphatiques ou adénopathie. Cette phase de la maladie peut aussi être accompagnée de conjonctivite, rétinite, céphalées, maux de gorge, anorexie, malaises, du syndrôme oculo-glandulaire de Perinaud et de lésions ostéolytiques. Les atteintes cardiaques et neurologiques peuvent être fatales et se caractérisent par des vertiges, des nausées, des palpitations,des troubles cognitifs et moteurs.

Parmi les autres symptômes de la Bartonellose, le gonflement du foie et de la rate, ou l’apparition de petites nodules sur cesorganes est systématique. Cela peut évoluer vers des formes d’anémie hémolytique et d’ictère ou jaunisse. Les syndromes hémorragiques de la Bartonnellose sont les causes de décès de 2 à 4 patients sur 10 (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/bartonellose-definition-symptomes-traitement/symptomes), tandis que les cas d’anémies sont mortels dans 40 à 50% des patients (http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie-medicale/bartonellose-definition-symptomes-traitement/evolution). Dans ses cas aggravés, la Bartonellose évolue également en encéphalopathie 2 à 4 semaines après l’infection. Cela se manifeste sous la forme de myalgies, de rhumatisme, d’arthralgies, de déclin neuropsychologique, de démence et de méningo-encéphalite aigue.

Parmi les 19 espèces de Bartonella connue, une dizaine est pathogène pour l’homme. La Bartonella henselae, quintana et bacilliformis en sont les plus virulents, que ce soit chez les immunodéprimés (personnes présentant une défense immunitaire affaiblie) ou chez les immunocompétents (en bonne santé). D’où l’importance d’un traitement adapté à chaque cas clinique.

La Bartonellose se traite par des antibiotiques tels que le macrolide, la tétracycline, la rifampicine, le thiamphénicol, les aminoglycocides et les bêtalactames. En cas de rétinite ou d’atteinte disséminée, le médecin prescrit une thérapie à base d’aminogly coside. L’aspiration à l’aiguille ou adénoctomie est utile pour éliminer la douleur en cas d’adénopathie suppurative ou d’inflammation chronique des ganglions lymphatiques.