Co-infections Erlichioses et maladie de Lyme

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Présentant un grand nombre de symptômes similaires à ceux de la maladie de Lyme, l’Erhlichiose est également transmise par les tiques. Difficilement diagnostiquées par les tests actuels, ces maladies engendrent des handicaps majeurs et de graves lésions chez les personnes infectées. Rarement rencontrées, ces maladies nécessitent une sensibilisation à large échelle.

La Borréliose et l’Erhlichiose ont pour vecteur commun la piqûre de tique. Ces maladies infectieuses ne se dévoilent qu’après une phase d’incubation asymptotique d’un mois en moyenne. Les sujets infectés sont alors atteints d’une forte fièvre accompagnée de frissons, nausées, vomissement, malaises et céphalées ou maux de tête violents. Les bactéries se disséminent ensuite dans le sang et atteignent différents organes ainsi que les muscles qui présentent des myalgies. Ces infections se dévoilent aussi à travers des infections cutanées et des douleurs articulaires ou arthralgies. L’inflammation des ganglions lymphatiques et de la rate est aussi constatée, accompagnée d’une baisse du tonus général voire d’une asthénie. 

Anémie, dénutrition, atteintes rénales et hépatiques, ainsi que d’autres infections qui profitent de la faiblesse de l’organisme sont parmi les complications de ces maladies. Entre autres, des affections cardio-pulmonaires, une septicémie, des infections hémorragiques et des cas de neuropathies peuvent se manifester.

Maladie émergeante, l’Erhlichiose est due à des bactéries Gram-négatif nommée Erhlichia et fait partie des arboviroses. Essentiellement transmises par la piqûre des tiques, cette maladie présente un taux d’infection de 3% (http://members.tripod.com/doc_dupre/medecine/tiques/tiques07r.htm). Débutant par une phase asymptomatique de 1 à 3 semaines après la contamination, la maladie se déclare avec un état grippal chronique et une forte fièvre pouvant persister durant 11 semaines. Le sujet présente alors de forts maux de tête, des frissons, des douleurs musculaires et des troubles digestifs. Des irritations œsophagiennes provoquent des accès de toux, voire une pharyngite. Des nausées, troubles digestifs, maux abdominaux, vomissements, vertiges et même des cas d’anorexie causent une perte de poids rapide du patient. A l’auscultation, le médecin constate l’inflammation des ganglions, ainsi que des éruptions cutanées qui peuvent se manifester sur tout le corps.

En l’absence de traitement, l’état de santé de la personne infectée par les bactéries Erhlichia se dégrade de plus en plus et peut favoriser l’apparition d’autres infections opportunistes. Cette maladie est mortelle à plus de 50% des cas aggravés, en évoluant vers un syndrome septicémique ou de détresse respiratoire aiguë, une rhabdomyolyse, des hémorragies, des neuropathies, des hépatites ou des atteintes cardiaques. Des lésions neurologiques et cardio-pulmonaires irréversibles sont en effet à prévoir en l’absence de traitement.

Le dépistage de l’Erhlichia peut se faire en mettant en évidence les antigènes liés à l’infection, via un examen en immunofluorescence indirecte du sang ou du liquide céphalorachidien à partir de la troisième semaine. Le test PCR +++ permet aussi le dépistage de la maladie. Le traitement se base essentiellement sur une antibiothérapie reposant sur les cyclines

La doxycycline est la référence en termes de traitements à l’Erhlichiose et peut aussi être utilisée comme test de dépistage à cause d’une défervescence sous 48h dans 97% des cas (http://members.tripod.com/doc_dupre/medecine/tiques/tiques07r.htm). En cas d’allergies, ou de contamination d’un enfant ou d’une femme enceinte , le médecin peur prescrire de la rifampicine