Co-infections Fièvre Q et maladie de Lyme

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La fièvre Q, une co-infection courante chez les personnes atteintes de Lyme

Tout comme la Borréliose, la fièvre Q est très difficile à diagnostiquer du fait de ses diverses manifestations non-spécifiques. De plus, leurs symptômes se rapprochent en de nombreux points. Cette ressemblance est une source de confusion et est à  l’origine de traitements inappropriés pouvant engendrer de lourds handicaps moteurs et mentaux, voire le décès des personnes infectées.

La maladie de Lyme et la fièvre Q sont des infections bactériennes qui sévissent sur tous les continents et qui peuvent contaminer toutes les classes d’âges. Il a été constaté que la tique joue un rôle dans la pandémie de ces pathologies. Leurs  périodes d’incubation peuvent  durer de plusieurs jours à plusieurs semaines. En l’absence de traitements adéquats, leurs évolutions entrainent des complications graves et peuvent être fatales. Quant à leurs symptômes, ils débutent par une fièvre brutale associée à des frissons, des céphalées ou maux de tête, des  transpirations abondantes, des courbatures et des vertiges. Les personnes contaminées par ces deux maladies présentent des formes d’asthénie et des manifestations cutanées variées. 

L’état grippal des sujets évoluent vers des atteintes respiratoires pneumatiques, caractérisées aussi par des maux de tête, des douleurs dans la poitrine et des toux sèches. De nombreux organes sont attaqués par ces bactéries au fil du temps, tel que le foie, les poumons, la rate, les muscles, les articulations et le système cardio-vasculaire. La Borrélia et la fièvre Q peuvent ainsi se manifester par des formes d’hépatites, d’arthralgies, d’endocardites et de pancréatites. Les lésions neurologiques font également partie des symptômes communs à ces deux infections, d’où des cas d’encéphalites et de méningites, qui engendrent des baisses de capacités cognitives et motrices, voire des lésions irréversibles.

La fièvre Q est provoquée par  une bactérie dénommée Coxiella Burnetti, de la catégorie des bacilles à Gram négatif.  C’est une maladie fébrile aiguë des animaux (mammifères, oiseaux, reptiles) qui peut être transmise à l’homme, engendrant une zoonose de la famille des rickettsioses.  Sa propagation se fait  le plus souvent par le contact direct avec les animaux contaminés et leurs matières fécales. L’inhalation de poussières et la consommation de lait cru, infectés par les Coxiella Burnetti, sont aussi des voies de contamination majeures de cette pathologie. Les insectes tels que la mouche et les tiques sont des vecteurs passifs des bactéries de la fièvre Q, via le dépôt de déjections contaminées sur le pelage des animaux.

Chez l’homme, 40 % des symptômes de la fièvre Q se manifestent uniquement par un état grippal associé à une fièvre brutale, des vertiges, des frissons, des céphalées, des courbatures, une forte fatigue, une toux sèche, une transpiration abondante et des douleurs dans la poitrine (http://www.gds38.asso.fr/web/gds.nsf/00000000000000000000000000000000/d413f44dbddd9ed5c1256b84003686c2!OpenDocument). Les premiers symptômes de cette infection peuvent être accompagnés par un rash au niveau de la poitrine, des aisselles et des cuisses. Dans 2 % des cas, la maladie évolue vers une forme chronique et se traduit par une endocardite chez les cardiaques et par une menace d’accouchement prématuré chez les femmes enceintes. Dans les autres cas de chronicité, la fièvre Q se manifeste par des atteintes respiratoires en développant une pneumopathie atypique, accompagnée par une dyspnée inspiratoire ou expiratoire, des toux sèches et des douleurs dans la poitrine. D’autres organes peuvent aussi être attaqués, engendrant des hépatites, des méningites, des encéphalites, des troubles cardiaques, des arthralgies et des myalgies.

La détection par PCR constitue le dépistage direct de la fièvre Q, même si seulement 4% des personnes contaminées nécessitent une hospitalisation (http://lymeaware.free.fr/lyme/Websave/maladiesatiques/www.maladies-a-tiques.com/Fievre-Q.htm). L’infection  peut être traitée par des antibiotiques tels que la doxycycline, la tétracycline, la ciprofloxacine, le chloramphnénicol.  La durée moyenne du traitement est de 15 jours pour la forme aiguë.  Quant aux formes chroniques, les soins peuvent se prolonger jusqu’à 4 ans, avec des traitements combinant doxycycline et quinolone ou doxycycline et hydroxychloroquine. Pour les femmes enceintes,  la prise de co-trimaxazole pendant 5 semaines est de rigueur.

Les meilleures façons d’éviter la fièvre Q sont d’éviter les contacts avec les animaux  infectés, de pasteuriser le lait et ses produits dérivés avant la consommation. Il existe néanmoins un vaccin efficace, préconisé pour les personnes présentant un risque élevé d’exposition. C’est le Q-Vax qui n’est malheureusement disponible qu’en Australie.