Co-infections Lyme et Arbovirose

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Les moustiques et les tiques transmettent l’arbovirose

L’Arbovirose et la maladie de Lyme sont des infections virales qui sont transmises par une simple piqûre de tique ou de moustique. Toutes deux sont considérées comme des maladies rares et émergentes, car elles ne sont pas encore bien connues du grand public et des systèmes de santé. 

Ces pathologies ont également des symptômes communs qui peuvent les confondre entre elles ou avec d’autres infections.

La maladie de lyme et l’Arbovirose sont des pathologies redoutées à causes de la gravité des handicaps moteurs et neurologiques, qu’elles occasionnent à long terme. Autre point commun, leurs virus sont principalement véhiculés par des tiques et sont transmis des animaux domestiques ou sauvages à l’homme. 

Les patients atteints d’Arbovirose et de maladie de Lyme passent par une période d’incubation silencieuse asymptomatique de quelques jours après la morsure d’une tique. Puis, les agents pathogènes attaquent le système nerveux et peuvent causer une méningite, une paralysie faciale, des névralgies et des céphalées. Des éruptions cutanées, des douleurs articulaires durables et aigues, des perturbations du rythme cardiaque ou myocardite, ainsi que des affections de la vue et de l’ouïe font aussi partie des symptômes communs.

L’Arbovirose regroupe les zoonoses causées par des arbovirus. Actuellement, l’on recense  plus de 500 agents pathogènes de ce type, mais une centaine seulement sont connus pour être pathogènes pour l’homme. En général, c’est la salive des arthropodes, comme les moustiques ou les tiques, qui insémine le virus. Après une phase dite asymptotique, l’infection se dévoile avec une période de virémie et de fièvre aigüe, à cause d’une multiplication virale dans les ganglions lymphatiques. Elle se répand ensuite vers le système nerveux central, le foie, les reins, les glandes endocrines et salivaires. Cela provoque entre autres des réactions inflammatoires périvasculaires qui sont à l’origine de lésions irréversibles. Les arbovirus sont à l’origine de trois cas cliniques distincts, dont les syndromes aigus fébriles ou similaires à la dengue, les infections encéphalitiques et les pathologies hémorragiques.Les symptômes du type dengue regroupent des céphalées intenses au niveau du système nerveux frontal et des parties rétro-orbitaires. Des myalgies, des arthralgies, une asthénie constante, des nausées, des vomissements et des diarrhées les accompagnent.

Les pathologies encéphalitiques varient de la légère méningite fébrile à la méningo-encéphalomyélite aigüe et le flavivirus de l’encéphalite à tiques en est l’un des vecteurs. Les lésions des cellules nerveuses sont à l’origine de déficiences motrices, de troubles végétatifs et psychologiques, et de troubles de la conscience pouvant aboutir au profond coma. En troisième cas, les arbovirus peuvent provoquer des fièvres hémorragiques virales, dont la fièvre jaune et la dengue sont les plus connues.

Le diagnostic des Arboviroses se base sur l’isolement du virus, la détection par PCR dans le sang et la sérologie. Il n’existe actuellement pas de traitements conventionnels, bien que si en phase asymptomatique un bon repos et un antipyrétique sont préconisés. 

L’autre obstacle aux traitements est le diagnostic qui est souvent tardif. Il est à noter que l’aspirine est à éviter à cause de la thrombopénie et des risques  d’hémorragies. Néanmoins, des vaccins peuvent être administrés dans le cas de certaines pathologies. Par exemple, l’OMS préconise l’injection de FSME-Immun et d’Encepur face à une pandémie d’encéphalite à tiques.