Co-infections Lyme et méningo-encéphalite à tiques

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La méningo-encéphalite est une co-infection de la maladie de Lyme

L’agent pathogène de la Borréliose de Lyme n’est pas le seul qui est susceptible d’être transmis par les tiques à l’homme. La méningo-encéphalite à tiques est l’une de ces infections qui sont souvent dépistée chez les patients atteints par la maladie de Lyme. 

Les symptômes sont multiples et peuvent confondre ces deux pathologies handicapantes, voire mortelles.

Faisant partie des infections transmises par les tiques, la Borréliose de Lyme et la méningo-encéphalite à tiques sont des pathologies qui affectent gravement l’homme. Difficilement diagnostiquée, leur première phase est souvent asymptotique et peut durer jusqu’à un mois, soit une période d’incubation durant laquelle seuls des symptômes grippaux et des montées de fièvre peuvent être constatés. C’est dans la phase suivant e que les patients souffrent de névralgies. Les personnes infectées sont alors sujettes à des céphalées aigues ou maux de tête, accompagnées par des vertiges et des vomissements. Des troubles moteurs s’ensuivent, avec d’intenses douleurs dans les membres pouvant aller jusqu’à la paralysie, à cause de l’atteinte du système nerveux central par diverses formes de méningites. Des séquelles neurologiques et motrices peuvent ainsi être permanentes même après guérison.

La méningo-encéphalite à tiques est provoquée par le TBEV, qui est un arbovirus de la famille des flavivirus, transmis par une morsure de tique souvent passée inaperçue, ou plus rarement par du lait de vaches infecté non-pasteurisé. La première phase de cette maladie, une virémie pouvant durer jusqu’à 30 jours, est dénuée de symptômes et dissimule la multiplication du virus dans les régions ganglionnaires, avant une invasion du système sanguin. Une grippe ou méningite lymphocytaire aseptique qui peut durer une semaine est alors constatée et est accompagnée par une fièvre, des céphalées, des vertiges et des vomissements.Dans 20% à 30% des cas, la deuxième phase de l’encéphalite à tiques se dévoile après une courte période de rémission (http://www.insectecran.com/?q=meningoencephalite). Elle inclut deux types de cas cliniques, dont la moins sévère est l’encéphalomyélite. Le patient est alors sujet à divers types de symptômes, dont une fièvre persistante qui résiste aux antipyrétiques et qui peut durer jusqu’à un mois. On assiste aussi à des syndromes méningés, marqués des somnolences ou des moments d’inconscience. Ce cas clinique se distingue en effet par l’atteinte des noyaux cérébraux et de la moelle épinière, et se manifeste aussi par des tremblements aux extrémités, des fasciculations de la langue et des sueurs abondantes. Un nystagmus dû à l’atteinte des muscles oculaires provoque aussi des mouvements d’oscillation involontaire de l’œil, en saccade.Le deuxième cas clinique de la seconde phase vers laquelle évolue la maladie est appelé méningo-encéphalomyélite à tiques. Le sujet présente des formes de parésies, qui se caractérisent par une diminution des capacités motrices. Une paralysie du cou et de la partie supérieure du corps est également provoquée par l’atteinte des nerfs crâniens et des motoneurones. Ces troubles neuro-moteurs sont accompagnés par des lombalgies et des arthralgies aigues. Le patient peut ainsi décéder si l’infection neurologique atteint le bulbe ou l’œdème cérébral.

Des symptômes hémorragiques peuvent aussi accompagner les cas de méningo-encéphalite à tiques aigues. Les séquelles dues à la méningo-encéphalite à tiques sont définitives pour 30% à 40% des guérisons, et l’infection est mortelle dans 1% à 2% des cas (http://www.pediatre-online.fr/environnement/lencephalite-a-tiques-il-existe-un-vaccin-efficace/).

Une infection due au virus TBE peut être dépistée directement par isolement ou par détection bio-moléculaire RT-PCR dans le sang, au début de la maladie. Si la recherche de l’agent pathogène se fait plus tard, la détection par marquage se fait dans le liquide céphalo-rachidien (LSR). Durant la première phase de l’encéphalite à tiques, les traitements sont symptomatiques, et incluent des antipyrétiques, ainsi que des anti-inflammatoires non stéroïdiens couplés avec un alitement de deux semaines. Bien que non-spécifique à la maladie, la corticothérapie est préconisée si l’affection s’aggrave et est accompagnée par un traitement sous interféron. Néanmoins, lors d’un voyage dans une zone à risques, les vaccins Ticovac et Encepur permettraient de se protéger efficacement.