Co-infections mycoplasmes et maladie de Lyme

0
21

Les mycoplasmes, souvent retrouvés chez les personnes atteintes de Lyme

La Borréliose de Lyme et les mycoplasmes sont des infections causées par des bactéries pouvant être véhiculées en même temps par les tiques. La piqûre de cet insecte peut transmettre ces deux maladies et provoque une co-infection. Leurs manifestations se ressemblent en de nombreux points.

La transmission par le biais d’une piqûre de tique est le premier point communiant la Borrélia et les mycoplasmes. Leurs périodes d’incubation peuvent aller de quelques jours à plusieurs mois. Ce sont des infections bactériennes  présentant  certaines similarités symptomatiques. Elles peuvent se manifester entre autres par des atteintes du système respiratoire qui se traduisent par une toux sèche, des céphalées, des poussées de fièvre et un état grippal avec frissons, pouvant évoluer vers une infection pulmonaire et cérébrale. Ces maladies s’accompagnent fréquemment d’une asthénie et d’une dégradation générale de la santé de la personne contaminée. 

Parmi les symptômes communs à ces infections, les atteintes urinaires et génitales compliquent les diagnostics. Des urétrites, des vaginites, des salpingites, et des symptômes, s’apparentant à la cystite interstitielle, peuvent en effet être constatées. Des éruptions cutanées peuvent aussi se manifester. Parmi les complications de ces deux maladies, on note aussi des myalgies, des formes d’arthralgies, un malaise général, des adénopathies et des atteintes oculaires, telles qu’une conjonctivite. 

Des troubles et des lésions nerveuses peuvent confondre ces infections, en évoluant vers des formes de méningites, d’encéphalites, de névrites et de paralysies des nerfs crâniens. Des confusions, des troubles cognitifs et moteurs, des atteintes cardiaques, gastro-intestinales et rénales sont observés dans les cas cliniques agravés. 

Les mycoplasmes sont des maladies causées par  une bactérie de la famille du mycoplasmataceae ou  mycoplasme. Chez l’homme, ces infections sont classées en deux catégories bien distinctes, soit Mycoplasma pneumoniae et Mycoplasma genitalium. Le premier engendre des infections respiratoires  et le second est à l’origine des infections génitales.

Le Mycoplasma pneumoniae se transmet par l’intermédiaire des gouttelettes issues des  sécrétions de l’appareil respiratoire, tandis que le Mycoplasma genitalium est généralement véhiculé par le contact sexuel, ou transmis de la mère à l’enfant durant la grossesse. 

Sous la forme d’une infection respiratoire, le Mycoplasma  se caractérise par des toux sèches associées à des crachats ramenant  parfois du pus. Il se manifeste aussi par des céphalées, des maux de gorge, des malaises, de l’hyperthermie provoquée par une forte fièvre, des myalgies et des arthralgies. En évoluant, les symptômes  se traduisent par une myringite (inflammation du tympan) et une éruption cutanée vésiculeuse ou érythémateuse dans 25 % des cas (http://www.phac-aspc.gc.ca/lab-bio/res/psds-ftss/myco-pneu-fra.php#note5 ). Ils peuvent aussi être accompagnés d’ectodermose érosive pluriorificielle, de dermatostomatite, de conjonctivite, d’inflammation de l’urètre et de stomatite bulleuse. Les  complications peuvent entraîner l’inflammation des méninges et de l’encéphale, entrainant des troubles du mouvement et de la conscience. Des cas d’anémies sont provoqués par l’éclatement des globules rouges, et les malades peuvent aussi subir des atteintes articulaires, cardiaques et pulmonaires aigues. Les lésions au niveau des organes sont irréversibles en l’absence de traitements et celles au niveau du système neurologique peuvent notamment engendrer le coma. Le syndrome grippal aigu peut évoluer vers un syndrome de détresse respiratoire mortel.

Quant aux infections génitales, les symptômes se traduisent par des douleurs hypogastriques et le gonflement du méat. La prostatite, l’épididymite,  l’urétrocystite chronique, les  calculs urinaires, la méningite, la pneumopathie chronique et les infections de prothèse aortique, ainsi que l’abcès intra‑rénal sous‑cutané font partie des éventuelles complications. Le développement d’une pneumonie néonatale, la mortinaissance ou la naissance prématurée, l’avortement spontané, la bactériémie postnatale et l’endométrite postnatale sont également associés aux symptômes du Mycoplasma genitalium.    

Le traitement des mycoplasmes repose sur des antibiotiques tels que les tétracyclines, les fluoroquinolones et les macrolides. Une cure de 5 jours suffit pour traiter les infections non compliquées, et 14  jours pour les formes plus avancées. Pour soigner les infections des voies génitales, les tétracyclines ont toujours tenu la première place. Les Macrolides permettent d’éradiquer le Mycoplasma pneumoniae.  Et puisque le Mycoplasma genitalium est une maladie sexuellement transmissible, l’utilisation d’un préservatif  lors d’une relation sexuelle  est fortement conseillée.