Colite et maladie de Lyme, plus proche qu’on ne le pense

0
15

De nombreux symptômes de la maladie de Lyme s’apparentent à ceux de la colite, une maladie inflammatoire du gros intestin qui peut être aigüe ou chronique. Sans études approfondies, ces similitudes peuvent entraîner de mauvais diagnostics et orienter vers des traitements inappropriés.

La colite et maladie de lyme sont plus proches qu’il n’y paraît

L’une comme l’autre, la colite et la Borréliose de Lyme sont des infections dues à des agents pathogènes, et sont des maladies dont les lésions sont fortement handicapantes, voire mortelles. Les personnes atteintes présentent de fortes fièvres de plus de 38° 5 C, ainsi que des troubles cardiaques et des chutes de la tension artérielle. Cela s’accompagne d’asthénie ou grosse fatigue, de vertiges, de nausées et d’une dégradation générale de la santé. Des troubles digestifs et des maux d’estomac sont également constatés et s’accompagnent de dénutrition, d’anémie, de diarrhée, ainsi que d’un amaigrissement rapide.

Ces maladies peuvent aussi se manifester par des inflammations oculaires, dont l’uvéite, des troubles de la vue, ainsi que des éruptions cutanées du type érythème. Parmi les autres symptômes qui confondent la colite et la maladie de Lyme, des inflammations articulaires douloureuses au niveau des membres, du bassin, de la colonne vertébrale et du rachis sont également constatées, et peuvent s’étendre vers les muscles sous-forme de myalgies.

Plusieurs facteurs peuvent engendrer une colite qui traduit diverses pathologies infectieuses ou chroniques du gros intestin ou côlon. Entre autres, une colite aigüe est d’origine infectieuse et est provoquée par des bactéries, des virus, des champignons ou des parasites, qui causent une inflammation du côlon ou plus précisément de sa muqueuse. Les colites bactériennes ainsi que celles causées par une parasitose peuvent se compliquer en colite toxique, durant laquelle le côlon perd progressivement son tonus musculaire et se dilate. Une perforation et une péritonite sont alors à craindre.

Une colite lymphocytaire est de source iatrogène et se manifeste par des lésions au niveau de la muqueuse colorectale. Sa forme primaire se manifeste surtout chez les personnes de plus de 60 ans et chez les femmes, ainsi que chez les personnes atteintes de maladie systémiques, comme le collagénose. Sa forme secondaire est causée par des médicaments tels que les laxatifs irritants, les antibiotiques à large spectre, comme les pénicillines A et les céphalosporines, la triclopidine, les procinétiques, le sulfate ferreux, les flavonoïdes, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les antidiarrhéiques, ainsi que les anticholinergiques. Cette dernière peut évoluer vers une colite collagène, caractérisée par une bande de 10 cm, formée par un infiltrat lymphocytaire, sous l’épithélium. La colite ischémique aigue est due à une baisse de la quantité de sang arrivant au niveau de l’intestin, et peut nécessiter une hospitalisation dans 20% des cas (http://fr.healthline.com/health/colite-ischemique#Traitement5). La radiothérapie avec lavement baryté peut aussi engendrer la dilation du côlon.

Les symptômes de la colite se manifestent généralement par des maux et des irritations au niveau du côlon. Les inflammations sont souvent traduites par une dilatation du diamètre de ce dernier, une perte de son élasticité, des segmentations et un épaississement de ses tissus. La maladie provoque de fortes douleurs abdominales, accompagnées de constipation, de diarrhées muqueuses sanglantes ou non, ainsi que d’émissions de gaz. Dans le même temps, la fréquence des selles est élevée, pouvant dépasser les 15 par jour dans le cas d’une colite lymphocytaire, tandis qu’une accumulation de gaz dans les intestins, ou météorisme, est constaté. Pour la colite iatrogène, les selles ne présentent pas d’odeur fécale. Durant cette maladie, les patients présentent aussi de fortes fièvres à plus de 38° 5 C, des accélérations cardiaques à plus de 120 battements par minute, des chutes de la pression artérielle et une perte de poids rapide.

Dans sa forme chronique ou ulcéreuse, la colite peut être traduite comme une maladie inflammatoire intestinale s’apparentant à la maladie de Crohn ou à la rectocolite hémorragique. Elle se manifeste alors par des symptômes variés incluant diarrhée, abcès au niveau de l’anus, anémie, perte de poids, asthénie, occlusion intestinale, inflammation oculaire, éruptions cutanées, inflammation vertébrale ou spondylarthrite, aphtes buccaux et ulcères des jambes. Dans 10 à 15% des cas, la colite ulcéreuse est mortelle (http://www.chirurgie-viscerale.org/main/formationcontinue/mise-au-point/1-chirurgie-viscerale-et-digestive/c-colon/Prise-en-charge-de-la-recto-colite-ulcero-hemorragique/article.phtml?id=rc%2Forg%2Fchirurgie-viscerale%2Fhtm%2FArticle%2F2008%2Fmie-20080529-173545-11293).

Afin d’éviter les complications en cas de colite, il est fortement déconseillé de consommer des fritures, des épices et de suivre un régime sans lactose ni fibres.Pour traiter cette maladie, il existe des anti-diarrhéiques, des antiseptiques intestinaux et des anti-inflammatoires qui peuvent être administrés par voie buccale ou par lavement. L’utilisation des corticoïdes, de codéine de budésoide et de préparations à base de lactobacilles est aussi de mise. Ces derniers peuvent être remplacés par des immunosuppresseurs, tels que les azathioprines et les mercaptopurines, si le patient a du mal à les supporter. Et en cas de forte anémie, il faut procéder à une transfusion sanguine.

L’intervention chirurgicale vient en dernier recours en cas de grosses hémorragies. Le procédé, appelé iléostomie définitive, réside dans l’ablation du côlon et la mise en place d’un anus artificiel. Le chirurgien peut néanmoins procéder à une anastomose de l’intestin sur le rectum pour conserver l’anus.