Diagnostiquer la borréliose de Lyme via les analyses sérologiques

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Le diagnostic de la maladie de Lyme est loin d’être un processus facile. Officiellement, il repose sur des analyses sérologiques. Reste à savoir si elles sont entièrement fiables ou pas.

Des analyses sérologiques peu fiables pour détecter la maladie de Lyme

Après un prélèvement de sang ou de liquide céphalo-rachidien, le protocole de dépistage de la Borréliose est divisé en deux étapes : le test ELISA (Enzyme Linked Immunosorbent Assays) et le test Western Blot.​

Le premier consiste à trouver les anticorps dirigés contre le germe pathogène de la maladie de Lyme, grâce à la technique d’analyse immuno-enzymatique, afin de trouver des traces de lutte entre l’organisme et la Borrélia Burgdorferi. Il est à préciser que les immunoglobulines (anticorps) n’apparaissent que lorsque les cellules du système immunitaire sont en proie à des attaques d’antigènes.

Le second, le test Western Blot, est utilisé en complément du test Elisa. C’est la technique  de recherche par immuno-empreinte. Elle a été mise au point pour pouvoir détecter le poids moléculaire, entre 18 kD et 93 kD, des anticorps sanguins dirigés contre les protéines antigéniques de Lyme.

Avant toute chose, il faut préciser que le test Western blot ne peut être utilisé que lorsque le résultat du test Elisa est positif. Le souci est que l’Elisa indique trop fréquemment l’absence à la maladie de Lyme, car les anticorps IgM n’apparaissent qu’après 1 à 2 semaines suivant la contamination.  Autrement dit, le recours au Western blot n’est pas  souvent sollicité. Il arrive aussi que le test Elisa  puisse être erroné en indiquant la présence d’une ancienne bactérie, d’où un mauvais diagnostic. Et pour couronner le tout, appuyé par des études scientifiques, sa sensibilité est d’environ 56% seulement (http://www.thierrysouccar.com/sante/info/maladie-de-lyme-pourquoi-le-diagnostic-est-difficile-1038) et 70% des résultats des test Elisa restent négatifs malgré une infection réelle (http://news.doccheck.com/fr/755/maladie-de-lyme-jeux-de-hasard-avec-lelisa/).

Quant au Western Blot, il ne peut  identifier qu’une seule forme de maladie de Lyme à la fois, sachant qu’il en existe actuellement environ 300 dans le monde, dont plus d’une centaine au États-Unis. Tout cela pour dire que cet examen passe à côté de plus de 200 types d’infections. De plus, il est parfaitement capable de présenter des faux-positifs. Cette situation se présente lorsqu’il fait face à une maladie auto-immune ou à d’autres infections chroniques autres que la Borréliose de Lyme. Le test Western Blot peut également  donner des faux-négatifs sous les mêmes conditions, malgré  sa sensibilité accrue par rapport au test Elisa. De plus, il peut s’avérer inefficace lorsque le patient a reçu une antibiothérapie avant l’examen, car la réponse immunitaire sur laquelle il repose est supprimée. Cela revient à dire que les résultats peuvent être négatifs malgré les symptômes réels observés chez le patient. Le test Western Blot basé sur l’immunoempreinte ne propose ainsi qu’une sensibilité de 60% (http://news.doccheck.com/fr/755/maladie-de-lyme-jeux-de-hasard-avec-lelisa/).

En se basant sur ces failles, on peut dire que ce serait une erreur de se fier totalement à ces examens. D’ailleurs, certains spécialistes mettent en cause leur fiabilité. En attendant l’amélioration du protocole de diagnostic homologué de la maladie de Lyme, la recherche directe de l’ADN de la Borrélia Burgdorferi est réalisable par PCR (polymerase chain reaction).