Diagnostiquer la borréliose de Lyme via les symptômes cliniques

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La Borréliose de Lyme est une maladie  qui échappe souvent aux protocoles de diagnostic conventionnel. Toutefois, il existe des moyens alternatifs pour y parvenir. Comme l’étude des symptômes cliniques, mise au point par le docteur Richard Horrowitz. 

Symptômes cliniques de la maladie de Lyme

En France, le protocole de dépistage officiel de la maladie de Lyme est réalisé successivement avec le test Elisa et le test Western Blot. Si le résultat du test Elisa est négatif, la procédure n’aura plus de suite. Dans le cas contraire, il doit être suivi par le test Western Blot pour confirmer les données. Toutefois, il a été constaté que le test Elisa est loin d’être fiable, car sa sensibilité avoisine seulement les 56 % (http://www.thierrysouccar.com/sante/info/maladie-de-lyme-pourquoi-le-diagnostic-est-difficile-1038).

Pour le test Western Blot, il prend uniquement en compte la Borrelia Burgdorferi, qui n’est pas l’unique souche de la maladie de Lyme, puisqu’il y aussi les Borrelia Garinii, Spielmanii, Afzelii, ainsi que 300 autres spécimens. Certains laboratoires ont tenté  de faire un usage systématique du test Western Blot pour obtenir de meilleurs résultats, mais ils ont été poursuivis et pénalisés par les autorités sanitaires françaises.

Selon le docteur Richard Horrowitz, le dépistage de la maladie de Lyme doit être également basé sur le diagnostic des symptômes cliniques du patient. Les tests sérologiques  ne doivent être utilisés que pour certifier le résultat qui en découle. Pour ce spécialiste de la Borréliose, l’étude des « symptômes clés » de cette affection mystérieuse est l’unique moyen de la diagnostiquer correctement, face à l’insuffisance de fiabilité des tests de dépistage actuels. 

L’apparition d’un érythème migrant suite à une morsure de tique est l’une des preuves irréfutables du stade primaire de la Borréliose. Néanmoins, 50 % des personnes infectées ne développent pas ce symptôme cutané (http://news.doccheck.com/fr/755/maladie-de-lyme-jeux-de-hasard-avec-lelisa/). L’observation d’autres symptômes est ainsi à inclure dans le procédé. Les troubles cognitifs auprès des patients de 30 à 40 ans doivent éveiller les soupçons. Ce devrait être également le cas quand le malade se plaint de sclérose en plaque, de syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, ainsi que d’autres affections auto-immunes. Il faudra pendre en compte les troubles intestinaux, endocriniens, psychologiques et neurologiques du sujet.

Il ne faut  pas non-plus prendre à la légère le dysfonctionnement du système immunitaire et mitochondrial, le taux élevé de toxicité, la valeur disproportionnelle de la fonction hépatique, l’allergie aux aliments, aux médicaments et à certains éléments environnementaux, ainsi que les troubles du sommeil qui caractérisent une contamination par la Borrélia Burgdorferi. La présence d’infections persistantes, telles que le mycoplasme, les rickettsioses, les borrélies … et les co-infections, telles que l’Ehrlichiose, l’anaplasmose, la bartonellose, le mycoplasme, la fièvre Q… sont aussi des indicateurs d’une possible infection par la maladie de Lyme. Le soupçon d’une contamination doit ainsi être pris au sérieux, si l’une ou la combinaison de tels symptômes est observé chez une personne.

Pour mieux appréhender la présence de la maladie de Lyme, grâce aux symptômes cliniques, le docteur Richard Horrowitz a mis au point une série de questions, connue sous l’appellation « les questionnaires du Dr Horrowitz ». Cette étape permet aux malades et aux médecins de  diagnostiquer cette affection en toute facilité et permet également de mesurer sa gravité.