Encéphalomyélite de Powassan et maladie de Lyme: des co-infections fréquentes

0
22

L’une comme l’autre, l’Encéphalomyélite de Powassan et la Borréliose de Lyme sont des maladies transmises par le biais de la piqûre de tiques.  Se ressemblant sur de nombreux points, leurs symptômes neurologiques et musculaires arrivent malheureusement à tromper les diagnostics des médecins.

 

L’Encéphalomyélite de Powassan et la Borréliose sont des infections bactériennes qui ont un vecteur en commun : la tique. Elles ne se transmettent pas directement d’une personne à l’autre. Ce sont des maladies qui se manifestent surtout dans les zones broussailleuses et forestières  et qui peuvent engendrer des séquelles neurologiques graves. Une atteinte inflammatoire du cerveau, des méninges et de la moelle épinière (encéphalite) sont des symptômes qu’elles ont en commun. Il y a aussi la fièvre, les céphalées, la méningite, le coma, les convulsions et la paralysie spastique qui ne permettent de les différencier sans des examens sérologiques plus approfondis.

L’Encéphalomyélite de Powassan est une maladie à tropisme neurologique engendrée par un arbovirus  de la catégorie des Flavivirus. Ce germe  pathogène est transmis à l’homme par la morsure de tiques infectées. Dans de rares cas, elle  peut être causée par des  infections  parasitaires (toxoplasmose) ou par certaines infections bactériennes incluant la syphilis et la tuberculose. Les maladies auto-immunes, certains cancers, ainsi que les réactions à certains vaccins peuvent aussi en être à l’origine.

Les  symptômes courants de l’Encéphalomyélite de Powassan se manifestent généralement, après 7 à 14 jours de phase incubatrice, par une sensation de malaise et de fatigue générale (asthénie) ou de manque d’énergie, un état grippal, un manque d’appétit et un léger mal de tête. Elle se manifeste aussi par la somnolence, l’irritabilité, la sensibilité à la lumière et des vomissements. En évoluant, elle se traduit par des troubles de la conscience et de la personnalité, comme la confusion, les hallucinations, le délire et la léthargie, qui reflètent des lésions inflammatoires au niveau de l’encéphale. Une paralysie ou une faiblesse musculaire, des troubles de la vision, de l’ouïe, de la parole, des maux de tête sévères ou céphalées, une perte soudaine de la mémoire, une raideur de la nuque et du dos sont aussi constatés dans les cas aggravés. Ces troubles cognitifs et moteurs peuvent devenir irréversibles selon l’étendue des lésions neurologiques. En dehors des séquelles, un taux de mortalité allant jusqu’à 60% est constaté chez les personnes contaminées (https://fr.wikipedia.org/wiki/Enc%C3%A9phalomy%C3%A9lite_de_Powassan).

Généralement, le traitement de toutes les formes d’encéphalite consiste à soulager les inflammations, à limiter les symptômes et à bien hydrater le corps.

Pour soulager les maux de tête, les douleurs et la fièvre, l’utilisation d’acétaminophène (Tylenol) et d’ibuprofène (Motri, Advil) est  souvent préconisée. Et dans  des cas graves nécessitant une hospitalisation, les crises sont  prévenues par des anticonvulsivants, tandis que les inflammations encéphalitiques sont réduites par des corticostéroïdes. L’antibiothérapie ou la prise de médicaments antiviraux  par voie intraveineuse  est nécessaire pour  limiter la prolifération des germes pathogènes en cas d’encéphalite bactérienne ou virale.  Pour aider le patient à trouver le repos et à réduire ses convulsions, l’emploi de sédatifs est aussi nécessaire. Dans certains cas, le médecin peut avoir recours à des mesures de maintien en vie et aux immunoglobulines.