Gare à l’ostéorthrite qui pourrait être la maladie de Lyme

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La Borréliose est une infection bactérienne qui s’apparente souvent à l’Ostéoarthrite. Un cas vaseux  qui  arrive à tromper les médecins et les  spécialistes lors des diagnostics. Cette confusion peut conduire à des traitements inappropriés, qui prolongent la souffrance des personnes infectées, voire même engendrer leurs décès. 

Ostéoarthrite confondue avec la borréliose

Les symptômes de la maladie de Lyme et l’ostéoarthrite se ressemblent  sur de nombreux points. Des douleurs persistantes au niveau des  articulations, pouvant être accompagnées  d’œdème, de rougeurs et de hausses de température sont constatées lors de l’évolution de ces deux maladies. Des crampes et des douleurs musculaires ou fibromyalgie sont également recensées au fil du temps. Les sujets souffrant d’arthrose et d’arthrite de Lyme présentent alors une perte  progressive de la souplesse de leurs articulations, surtout au niveau du genou et des épaules,  endiguant leurs mobilités.

L’ostéoarthrite est la forme d’arthrite la plus fréquente. C’est une  maladie chronique  qui se caractérise  principalement par des douleurs  persistantes au niveau des articulations. C’est le résultat de l’usure anormale de l’ensemble du cartilage, des os, du liquide synoviale, des ligaments et des muscles. Cette maladie ne survient pas sans raison, des facteurs mécaniques en sont généralement la cause, dont les mouvements répétitifs et les microtraumatismes répétés. Des facteurs d’ordre génétiques  peuvent aussi en être la cause sans parler de  certaines pathologies inflammatoires, du  manque d’activité physique et de l’excès de poids.

Les symptômes de l’ostéoarthrite ou arthrose se manifestent par des douleurs  dans l’articulation lorsqu’elle est en mouvement ou même lorsqu’une légère pression y est appliquée.  Elle est sensible et raide après le réveil ou  suite à une période  d’immobilité. La zone peut alors présenter une forte inflammation, rougeoyante et chaude. Au fil du temps, sa flexibilité diminue progressivement.  Une sensation d’inconfort s’établit  après un changement de température. Des craquements se font entendre  et de petites  excroissances  osseuses apparaissent au niveau de la zone articulaire. Lorsque les inflammations s’étendent vers les muscles, des myalgies se développent.

Les risques d’arthrose augmentent avec l’âge. Elle peut atteindre 80 % des personnes âgées de 80 ans, 65 % des  plus de 65 ans et  3 % des plus de 45 ans (http://www.lesitedelarthrose.com/tout-savoir-sur-l-arthrose/chiffres-cles.html). Cette maladie n’est pas à prendre à la légère, elle touche 17 % des Français (http://www.leparisien.fr/espace-premium/air-du-temps/mais-si-l-arthrose-c-est-grave-09-10-2013-3208589.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.com )

Selon les récentes recommandations des entités médicales internationales,  les recours à des mesures  non pharmacologiques doivent être prévalus. Plus précisément  pour le traitement de la gonarthrose ou arthrose du genou et celui de la coxarthrose qui est l’arthrose de la hanche. Pour ces deux cas,  les pratiques régulières d’exercices physiques, la perte de poids (en cas d’obésité) et la physiothérapie,  ainsi que l’adaptation de l’environnement professionnel  seraient bénéfiques.

Pour les  traitements médicamenteux, l’analgésique tel que l’acétaminophène est  recommandé en premier lieu. Des anti-inflammatoires non stéroïdiens classiques tels que l’ibuprofène, le kétoprofène, le naproxène… sont préconisés pour soulager l’inflammation. Il y aussi des anti-inflammatoires topiques pour des applications directes sur les articulations. Pour lubrifier et pour soulager l’articulation, des injections d’acide hyaluronique sont parfois nécessaires.

L’intervention chirurgicale vient en dernier lieu. Les médecins ont recours à cette pratique qu’en cas d’échec de tous les traitements médicaux envisageables ou en cas d’incapacité de mouvements trop importants. Dans ce cas  de figure, le chirurgien fait appel à l’arthroscopie qui consiste à éliminer les débris d’os et de cartilages présents au niveau de l’articulation. Il peut également  pratiquer une chirurgie de remplacement, celle qui permet de remplacer l’articulation endommagée par une prothèse en plastique ou métallique.