Grandes similitudes entre Lyme et l’arthrite infectieuse

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Bien qu’elle n’en soit pas le seul vecteur, la Borrélia Burgdoferi engendre une arthrite bactérienne. Dans ce cas précis,  l’arthrite de Lyme est qualifiée de septique et nécessite des traitements plus spécifiques que ceux d’une arthrite infectieuse isolée. Il est alors important de bien faire la différencie entre ces deux pathologies.

Arthrite infectiuse, confondue avec la maladie de Lyme

L’arthrite de Lyme, l’une des nombreuses manifestations de la Borrélia, et l’arthrite infectieuse sont toutes les deux qualifiées de septique, c’est-à-dire qu’elles sont dues à la prolifération de germes banals au niveau des articulations. Dans les deux cas, les symptômes sont identiques et se manifestent brusquement par de vives douleurs au niveau de l’articulation, laquelle devient rouge et chaude. Les principales zones affectées sont le genou, la colonne vertébrale, le poignet, le coude, les épaules, les articulations entre les os des phalanges et les cervicaux. 

90% des sujets atteints par la Borréliose de Lyme et une arthrite infectieuse connaissent également de fortes fièvres accompagnées de frissons ou d’asthénie (http://arthrite.comprendrechoisir.com/comprendre/arthrite-infectieuse). La réaction de l’organisme peut aussi provoquer des inflammations et des douleurs ganglionnaires. Au cours de l’évolution de ces maladies, les capacités de mouvement des articulations infectées s’amenuisent.

L’arthrite infectieuse est une maladie engendrée  par des germes pathogènes. Dans 60 à 80 % des cas, elle est causée par des staphylocoques dorés, et 20 % des cas sont attribués aux bacilles gram négatifs et positifs, tandis que 10 % des affections sont provoquées par  les streptocoques bêta-hémolytique de groupe A ou SGA et les Staphylococcus epidermidis (http://arthrite.comprendrechoisir.com/comprendre/arthrite-infectieuse ).

Il existe aussi d’autres germes  tels que  le gonocoque, l’yersinia, l’Haemophilus, les mycobactéries, le pneumocoque et les spirochètes, qui sont à l’origine d’une arthrite infectieuse. Cette pathologie est également favorisée par de nombreux facteurs à risques, comme le diabète, la corticothérapie, le traitement sous immunosuppresseur, la dialyse, la radiothérapie, les interventions chirurgicales et les prothèses articulaires, l’hépatite, le cancer, l’alcoolisme chronique, la toxicomanie, et touche généralement les personnes âgées de moins de 10 ans et de plus de 60 ans. Dans le cas où les anticorps n’arrivent pas à étouffer la prolifération de ces micro-organismes, l’arthrite infectieuse commence à se manifester par  des douleurs violentes  au niveau des articulations, telles que le genou, la hanche et l’articulation sacro-iliaque, et ce même en l’absence de mouvements. Des inflammations douloureuses et chaudes marquent également les zones infectées et les ganglions lymphatiques chaleur. Un œdème peut également apparaître avec les douleurs. 

Dans  40 à 90 % des cas, une fièvre potentiellement élevée survient et est accompagnée d’asthénie, ou fortes fatigues, de sueurs abondantes, de pâleur et de frissons dans 20 à 70 % des cas (http://arthrite.comprendrechoisir.com/comprendre/arthrite-infectieuse ). Les douleurs dues à ce type de pathologie occasionnent une incapacité croissante de mouvement et sont même perçues quand c’est une autre personne qui  initie ces derniers. En cas d’infection prolongée, une perte musculaire se constate autour de l’articulation souffrante d’arthrite infectieuse.  
Se focaliser sur les symptômes ne suffit pas pour  venir à bout d’une arthrite infectieuse. Il est plus sage et plus prudent de procéder à des examens  tels que la ponction intra-articulaire, la radiographie, l’échographie et la biopsie Synoviale pour préciser l’agent pathogène concerné. Une  manière évidente pour parvenir à des soins adaptés. Ainsi, il est généralement prescrit un traitement médicamenteux  à  base d’antalgiques, d’anti-inflammatoires et d’antibiotiques pour  atténuer les douleurs  et la fièvre, ainsi que pour  éliminer les germes.  Un drainage et un lavage articulaire permettent aussi de calmer la douleur en libérant le liquide inflammatoire et la pression intra-articulaire, tout en évitant la progression de la destruction tissulaire. 

L’ablation de la membrane synoviale  et des tissus infectés ou nécrosés  par le biais d’une chirurgie est uniquement nécessaire dans le cas où la synovite est difficile à éliminer et qu’un abcès fait son apparition.  Dès la guérison, il est  important de procéder à une rééducation par le biais de la kinésithérapie, afin de récupérer la  totalité des fonctions articulaires. Il est à  souligner que si cette pathologie n’est pas traitée correctement et rapidement, elle  peut mener à la destruction définitive du cartilage articulaire, ou entraîner une septicémie susceptible de provoquer une endocardite et d’autres infections graves. En plus des séquelles irréversibles qu’elles occasionnent dans 50% des cas, les arthrites septiques sont en effet mortelles avec un taux d’incidence de 8% (http://arthrite.comprendrechoisir.com/comprendre/arthrite-septique).