La biopsie: un moyen de diagnostiquer Lyme

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La Borrelia Burgdorferi est capable de masquer ses antigènes pour échapper aux examens sérologiques et autres types de test. Heureusement, il existe d’autres façons telles que la biopsie pour la mettre à nu. 

Un autre moyen de diagnostiquer Lyme: la biopsie

Une biopsie est un procédé chirurgical. Elle consiste à prélever une infime partie d’organe ou de tissu en vue d’une analyse biologique, d’un examen microscopique, génétique, immunologique ou bactériologique. Il peut s’agir d’une intervention  effectuée par un médecin dans un cabinet médical, à l’hôpital ou durant une assistance chirurgicale.  Tous les organes du corps, dont le cerveau, la langue, les muscles, la peau, le foie, l’estomac, la moelle osseuse et la prostate, peuvent faire l’objet d’une biopsie. Elle permet entre autre de préciser le diagnostic de la maladie de Lyme,  grâce à des études approfondies sur les caractéristiques et la composition biologique des cellules prélevées. Elle est particulièrement préconisée en cas de maux suspects, tels que la Borréliose de Lyme, le cancer ou d’autres pathologies chroniques.  La biopsie peut nécessiter une anesthésie locale ou générale selon la méthode utilisée. On la qualifie de biopsie transcutanée lorsqu’elle est effectuée à l’aide d’un trocart et de biopsie endoscopique,  quand elle est réalisée via un endoscope.

La Borrélia Burgdorferi est très difficile à dépister, car elle peut prendre diverses formes et peut se cacher dans les propres cellules de l’organisme. Mais, avec les différents types de biopsies, les chances de la démasquer sont décuplées. La présence d’antigènes dans le fragment d’organe prélevé sera facilement décelée grâce à une étude spécifique des molécules du système immunitaire de l’organisme, via un examen immunologique. Par le biais d’un test bactériologique sur ce même échantillon d’organe, il est possible d’obtenir des informations précises sur les germes infectieux, sources de la maladie de Lyme ou d’autres affections.  Et puisque cette bactérie en forme de tire-bouchon se cache aussi dans les cellules de l’organisme pour échapper aux anticorps, elle sera démasquée par un examen biochimique qui mettra en évidence la qualité et la quantité des éléments, ainsi que substances cellulaires. C’est aussi le cas via un examen microscopique qui permet de détecter les anomalies tissulaires.

Contrairement aux examens sérologiques standards (test Elisa et Western blot), qui doivent attendre jusqu’à 3 mois après la morsure d’une tique pour déceler la présence d’anticorps liés à la maladie de Lyme, la biopsie permet de prouver précocement la présence de la Borrélia Burgdorferi dans l’organisme. Toutefois, il faut préciser que la sensibilité de cette méthode peut varier selon l’échantillon de tissu prélevé. Pour la peau, cette précision peut aller jusqu’à 68 %, jusqu’à 73 % pour le liquide synovial, 26 % pour le plasma et 19 % pour le LCR…  Pour obtenir des résultats d’analyse précis, il est conseillé de pratiquer la biopsie dans une zone proche de la piqûre de tique. La biopsie n’est pas sans risque, surtout lorsque l’on doit procéder à un prélèvement de tissu au niveau d’un organe extrêmement sensible tel que le cerveau ou la moelle épinière.  Il y a aussi les risques liés à l’hémorragie, l’anesthésie, la technique utilisée…  De plus, le recours à cette opération nécessite parfois un budget assez conséquent.