La borréliose de Lyme et Alzheimer: de nombreux points communs

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La bactérie dénommée Borrélia Burgdorferi cause la maladie de Lyme et infecte aléatoirement différentes parties de l’organisme, dont le système nerveux. Dans ce cas précis, elle est qualifiée de Neuroborréliose de Lyme. 

Engendrant une perte de la mémoire et de certaines fonctions cognitives, elle est parfois confondue avec la maladie d’Alzheimer.

Les ravages de la maladie d’alzheimer

L’une comme l’autre, Alzheimer et la Neuroborréliose de Lyme sont des maladies dégénératives qui s’attaquent au système nerveux, provoquant, ainsi la dégradation de certaines régions du cerveau. 

Cette dégénérescence conduit à la baisse des aptitudes mentales, d’où l’apparition des pertes de mémoire. Des confusions et des difficultés à penser clairement et même à parler peuvent se constater à plus ou moins grande échelle. Tout cela accompagne des troubles du bien-être psychologique et provoque chez les sujets une irritabilité pyramidale, une humeur changeante, des troubles du sommeil, de l’anxiété…. L’évolution de ces maladies affecte le système neurologique et est reflétée par des tremblements inexpliqués, des pressions dans la tête, des engourdissements dans le corps, des difficultés à marcher, des vertiges, des céphalées, … etc. Ces deux affections ont des répercussions majeures sur la vie sociale de la personne atteinte. Et de plus, leurs effets sont irréversibles à un certain niveau de leurs évolutions.

Au cours de leur existence, 1 homme sur 8 et 1 femme sur 4 souffrent de la maladie de plus en plus fréquente qu’est Alzheimer (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=alzheimer_pm), et le vieillissement en serait la cause principale. Mais, il existe aussi des facteurs tels que les maladies cardiovasculaires et les expositions à des produits chimiques qui jouent un rôle majeur à son développement. Le gène Apolipoprotéine E4 peut aussi en être l’origine, et est un facteur génétique constaté chez 60 % des patients (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=alzheimer_pm). Néanmoins, les formes héréditaires ne touchent que 5 % des cas. Ainsi, 1 enfant sur 2 hérite de la maladie de leurs parents (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=alzheimer_pm).

Les symptômes de la maladie d’Alzheimer n’apparaissent généralement qu’après l’âge de 60 ans. Ils se manifestent par des pertes de mémoire occasionnelles, mais sur des sujets ou évènements importants et récents. Ainsi, le patient est incapable de retenir les nouvelles informations, ni de suivre le fil d’une conversation. De brusques changements d’humeur et de désorientation se font observer durant le stade primaire de la maladie.

Vient ensuite la phase modérée. À ce niveau, tous les symptômes du premier stade sont décuplés et le patient éprouve de plus en plus de difficultés à s’exprimer verbalement. Il est aussi en proie à un trouble de la personnalité et du comportement. Dans la forme terminale de l’Alzheimer, le malade est complètement déboussolé, incapable de recouvrir sa mémoire. Durant cette dernière étape, il perd son autonomie et a besoin d’une surveillance permanente. Il devient insomniaque, incapable de se nourrir et est sujet à l’incontinence.

A ce jour, la médecine moderne avance qu’il n’existe aucun traitement curatif de l’Alzheimer. Par contre, il existe des médicaments qui améliorent le fonctionnement cognitif et qui atténuent les symptômes. Malheureusement, les traitements médicamenteux ne sont efficaces que pour 40 % des patients. Ainsi, 20 % n’en ressentent pas les effets et 40 % ne sont que stabilisés (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=alzheimer-pm-traitements-medicaux-de-la-maladie-d-alzheimer).Pour traiter le stade léger de l’Alzheimer, les médecins prescrivent des inhibiteurs du cholinestérase, comme l’acétylcholine, pour augmenter le taux de neurotransmetteur dans le cerveau, tout en limitant d’autres futures lésions.Les exercices physiques sont également conseillés lors du traitement de cette maladie. Ils contribuent à stabiliser la capacité motrice du patient, sa vitalité ainsi que sa souplesse et son équilibre. Il est aussi préconiser d’entretenir la santé cardiovasculaire, la circulation sanguine et l’humeur du patient. Les soutiens sociaux sont également précieux. Ses proches pourront par exemple lui fournir des aide-mémoire, établir un rituel de coucher, créer une structure de vie calme et veiller à son bien-être général.