La borréliose de Lyme et l’encéphalite, très similaires

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Parmi les nombreux signes à l’origine des erreurs de diagnostic de la maladie de Lyme, il y a ceux qui font penser à une encéphalite isolée. 

Pour différencier ces deux pathologies, et pour prescrire les soins ainsi que les traitements adéquats, il est alors important de préciser leurs véritables points communs, mais également leurs différences.

encéphalite et maladie de Lyme confondues

Les sujets atteints par ces deux maladies présentent principalement des manifestations neurologiques et de nombreuses lésions cognitives, sensorielles et mentales. Elles présentent des formes de méningites et de polyneuropathies axonales qui sont à l’origine de paresthésies ou troubles d’hypersensibilité du toucher et de la vue, d’atteintes radiculaires, ainsi que de paralysies. Des troubles oculaires et auditifs, des difficultés du langage et de la déglutition, ainsi que des paralysies faciales et d’autres dysfonctionnements des nerfs crâniens sont fréquemment constatés. En parallèle, les malades subissent des maux de tête aigus ou céphalées, accompagnées de vomissements, de raideur dans la nuque, de nausées. 

Des troubles de la conscience et de la mémoire, ainsi qu’une baisse des facultés mentales générales affectent aussi bien les personnes atteintes par la Borrélia que l’encéphalite. Une fatigue chronique et de fortes fièvres avec frissons et sueurs s’ajoutent aux similitudes de ces deux maladies. Il est également à noter qu’une morsure de tiques peut transmettre aussi bien l’une que l’autre.

Les origines d’une encéphalite peuvent se catégoriser en plusieurs cas, dont des causes infectieuses directes et indirectes, ainsi que des réactions à certains vaccins, comme celui de la rage, la coqueluche ou la variole. La maladie se matérialise par une inflammation de l’encéphale, qui est constitué par le cerveau, le tronc cérébral et le cervelet.

Les cas d’encéphalites infectieuses peuvent être dus à des bactéries qui sont fréquemment à l’origine de méningo-encéphalites. Une infection par la syphilis et la tuberculose peut aussi être un facteur d’incubation de la maladie. Certains virus, comme celui de l’herpès, la rage, ainsi que les arbovirus, comme celui de l’encéphalite à tiques, sont à l’origine de certaines formes de cette infection. On note néanmoins, quelques mycoses et parasites qui sont répertoriés parmi ses vecteurs.

Parmi les origines non-infectieuses de cette maladie, on note les affections qui se rapprochent des méninges, comme une tumeur cérébrale, un accident vasculaire cérébral, une sclérose en plaques, une sinusite ou une otite. Une encéphalite peut aussi être causée par une réaction auto-immune sur les tissus cérébraux après une injection de substances dans le liquide céphalo-rachidien ou face à une saturation en plomb.

Les symptômes qui sont constatés chez un sujet atteint d’encéphalite débutent par des fatigues intenses qui deviennent chroniques, ainsi que des fortes fièvres. La propagation de l’inflammation provoque des dysfonctionnements au niveau cérébral, à cause de diverses formes de méningites. Les troubles neurologiques concernent la conscience, la mémoire, le comportement général, ainsi que la capacité à parler, la déglutition et les sens. Il en découle des paresthésies qui nuisent au toucher, au goût, à l’odorat, à l’ouïe et même à la vue, en modifiant la sensibilité des sujets par rapport à la chaleur et à la lumière par exemple. Si aucun traitement n’est suivi, les méningites évoluent et aggravent les symptômes, pouvant mener à des convulsions, des paralysies partielles ou totales, et même au coma.

Avant tout traitement, il est important d’identifier le type de l’encéphalite dont est atteint le sujet. Une analyse du liquide céphalo-rachidien, une IRM, un scanner et un encéphalogramme sont parmi les méthodes qui permettent de cibler la pathologie concernée. Dans le cas d’un patient en état comateux, une réanimation en soins intensifs est de rigueur. Généralement, si un diagnostic n’a pas pu être précisé, un traitement à base d’aciclovir et d’amoxyciline est suivi. Si l’encéphalite est subordonné par des infections respiratoires ou méningées récentes, le traitement est complété par du fluoroquinolone.

Les autres symptômes d’une encéphalite doivent être traités spécifiquement, notamment pour diminuer les fièvres, réduire les crises de convulsions ou d’épilepsie et stopper les inflammations, ainsi que les œdèmes cérébraux.