La maladie de Lyme: de nombreuses controverses

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Face à la Borréliose de Lyme, la politique des institutions publiques des sciences et de la médecine est en proie à d’éternelles discussions. Leurs opinions divergent sur la meilleure approche pour diagnostiquer et traiter cette affection bactérienne émergente. 

Il existe de nombreuses controverses autour de Lyme

Aux États-Unis, la maladie de Lyme met  en conflit deux sociétés médicales. D’un côté l’Infectious Diseases Society of America (IDSA) soutient que  cette affection est difficile à attraper et très facile à guérir avec une antibiothérapie de courte durée. Elle prétend que cette infection est incapable de se loger à terme dans le corps après une courte cure d’antibiotiques. Ce groupe nie également l’existence d’une forme chronique de la Borréliose de Lyme.​

De l’autre côté, l’International Lyme And Associated Diseases Society (ILADS) voit la maladie de Lyme comme une infection difficile à diagnostiquer et à traiter, pouvant entraîner une infection persistante chez de nombreux patients. L’ILADS recommande un traitement individualisé basé sur la gravité des symptômes. Il entretient également l’existence de la phase chronique et la présence de co-infections transmises par les tiques qui sont des facteurs aggravants de la Borréliose de Lyme.  Cette communauté est appuyée par le Lyme Disease.org (LDO) qui affirme que les entités médicales doivent être en mesure de fournir aux patients de nombreuses options de diagnostics et de  traitements pour leur permettre d’avoir un choix éclairé. 

Les experts médicaux sont du même avis sur une chose : la maladie de Lyme doit être traitée au plus vite (dès le stade primaire) si l’on veut obtenir la guérison des personnes infectées. Malheureusement, une part importante des malades continue de présenter des symptômes même après une cure d’antibiotiques. C’est à ce moment que commencent les désaccords d’opinion  sur la cause de ces  signes persistants.  Et pour couronner le tout, aucun test n’existe pour permettre de déterminer si un patient a une infection active ou si l’infection a été éradiquée par  le traitement.​

Pour l’IDSA, les symptômes de la maladie de Lyme  après une antibiothérapie sont considérés comme étant des réactions auto-immunes qu’elle qualifie de syndrome post-Lyme. Ce groupe considère également la Borréliose de Lyme comme une simple infection aigüe telle que l’angine streptococcique qui peut être soignée avec une antibiothérapie de courte durée.  

De son côté, l’ILADS croit fermement à la présence d’infections actives  qui seraient à l’origine de ces symptômes persistants. Selon elle, ces affections doivent être traitées jusqu’à la disparition effective des manifestations cliniques. Pour l’ILADS, l’utilisation d’une combinaison de médicaments sur une durée prolongée serait la solution pour éradiquer la Borrélia Burdorferi chez un patient. Il soutient aussi les approches à base de traitements utilisés pour lutter contre des affections persistantes comme la tuberculose.

Nous conseillons à tout un chacun de se renseigner quant aux positions qu’ont ces deux associations – après une étude minutieuse, nous pensons que l’IDSA a une approche bien plus ancrée à la réalité au vue des nombreux témoignages de malades chroniques et des points de vue des docteurs traitant la maladie de Lyme depuis de nombreuses années. Cependant, l’antibiothérapie pour traiter la maladie de Lyme semble ne pas être la meilleure option puisque peu efficace et générant de nombreux effets secondaires. Nous avons découvert d’autres traitements alternatifs qui semblent être bien plus intéressants en termes de résultats.

Pour l’IDSA, l’antibiothérapie est le traitement officiel de la maladie de Lyme.  Toutefois, il n’existe pas encore de méthodes de soin établies pour faire face à la forme persistante de cette affection, que ce soit pour la durée du traitement, la méthode d’administration ou les antibiotiques appropriés à chaque cas clinique.

De plus,  ces soins semblent être incapables d’éradiquer  complètement l’infection. Les risques de rechutes et les échecs de traitement sont souvent signalés, bien qu’ils soient moins  fréquents avec un traitement agressif précoce. Mais, ce n’est pas tout, la flore intestinale peut être éliminée par les antibiotiques et pourrait conduire à une grande variété  de problèmes de santé supplémentaires. Ce groupe de remèdes peut également interagir avec d’autres médicaments, des aliments ou des suppléments. 

Sources:
https://www.lymedisease.org/lyme-basics/lyme-disease/treatment/