La maladie de Lyme en une page

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La Borréliose de Lyme est l’une des maladies contemporaines les moins comprises : les spécialistes ne s’entendent sur pas grand-chose. Pourtant, elle touche des dizaines de milliers de Français chaque année ! L’objectif de cette page informative est de faire le tri parmi les informations contradictoires en circulation afin que les personnes intéressées par ce fléau (malades ou ayant des proches atteints) aient les idées plus claires.Pour prendre la bonne décision, il faut avoir la bonne information – nous tentons d’apporter une aide à ceux qui se voient traiter de malades imaginaires, ou à toutes ces personnes qui sont mal diagnostiquées.

Bonne lecture !

1. La maladie en chiffres: une endémie2. Histoire sombre de Lyme3. Modes de transmission multiples4. Déni des autorités publiques5.  Controverses nombreuses6. Échec du vaccin

7. Prévenir la maladie de Lyme8. Des symptômes divers et variés​9. Une ribambelle de co-infections associées à Lyme10. De nombreux diagnostics erronés​11. Traitement officiel peu efficace 12. Traitements alternatifs à la borréliose de Lyme13. Docteurs ayant une approche différente de la norme14. Les animaux et Lyme15. Livres et documentaires à découvrir

Les statistiques s’affolent aux USA

Le nombre des victimes de la Borréliose de Lyme ne cesse d’augmenter depuis son apparition aux États-Unis. Actuellement, elle touche plus de 80 nations à travers le monde, avec un taux de contamination s’élevant à 15,5 %, soit plus d’1 milliard de personnes infectées (http://pryskaducoeurjoly.com/wp-content/uploads/2012/02/conf%C3%A9rence.pdf ). C’est aux USA qu’elle sévit le plus en affichant des cas de pandémie dans 15 Etats, où la Borrélia Andersonii et la Borrélia Burgdorferi infectent 1 800 000 individus, avec 300 000 nouveaux cas par an (http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r2526.asp#P146_22547). Cela est dû entre autre à la politique de reforestation massive qui y décuple les zones à tiques, surtout dans le moyen-ouest et le nord-est américain. Entre autre, l’Etat du Maine affiche un taux d’incidence de 87,9 % (http://www.cdc.gov/lyme/stats/chartstables/reportedcases_statelocality.html).

Des chiffres angoissants en Europe

En Europe, les Borrélia Burgdorferi, Afzelii, Garinii, Spielmanii, Lusitaniae et Valaisiani contamine 85 000 nouveaux cas par an (http://www.assemblee-nationale.fr/14/rapports/r2526.asp#P146_22547). Ces données relativement basses s’expliquent par certaines controverses qui y sévissent quant aux méthodes de diagnostic. Egalement, la sensibilisation et la non-obligation de déclarer l’infection nuit à la véracité de ces chiffres. Ce sont les nations de l’Europe Centrale qui sont les plus atteintes, mais les données sont plus alarmantes en Allemagne en affichant 700 000 malades tous les ans. Pour la France où cette affection est encore considérée comme « rare », les chiffres n’indiquent que 27 000 nouveaux cas par an (http://www.sante.gouv.fr/maladie-de-lyme.html). D’après les enquêtes  menées par le Réseau Sentinelle, l’Est et le Centre de l’Hexagone indiquent les taux d’incidence les plus élevés avec 3 à 235 cas par an pour 100 000 habitants (http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-transmission-vectorielle/Borreliose-de-lyme/Donnees-epidemiologiques). Ce qui est largement en dessous de la réalité.

Un fléau pour le monde entier

La Borréliose de Lyme touche aussi d’autres continents, comme les cas observés dans certains pays  asiatiques. Des souches de Borrélia Sinica se répandent en Chine et au Japon sévissent les Borrélias Japonica, Turdae et Tanuki. Pour l’Afrique, la maladie se manifeste souvent sous la forme de la Malaria.
La maladie de Lyme est véhiculée par les tiques de la catégorie des Ixodes. 20 à 50 % de ces acariens sont infectés par les Borrélias qui sont les agents pathogènes de cette affection. Ce pourcentage peut atteindre les 100 % dans certains Etats américains. En France, 30 % des tiques sont contaminées et en Autriche, ce chiffre peut atteindre les 60 %. Tout cela, pour dire que la répartition géographique de la maladie de Lyme est liée à celle de son principal vecteur, qui vit en grande partie dans les zones tempérées, à la fois humides et boisées, comme celles de l’hémisphère nord. Le réchauffement climatique mondial est particulièrement favorable aux tiques et favorise la pandémie.

La version officielle

En 1975, des cas épidémiques d’arthrites rhumatoïdes juvéniles (425 cas pour 100 000 habitants) ont été signalés dans une petite ville du Connecticut appelée Lyme. Cela a amené les chercheurs de l’Université d’Yale à donner l’affection la dénomination d’arthrite de Lyme.  Dans le temps, la véritable source de cette maladie était encore inconnue. Cependant, des études ont permis de constater qu’il s’agit d’une infection qui pouvait s’attaquer  à tous les systèmes de l’organisme. C’est alors qu’elle fut officiellement baptisée « Borréliose de Lyme ou maladie de Lyme ».
 Ce n’est qu’en 1982 que spirochète responsable de la maladie de Lyme a été identifié par le médecin entomologiste Willy Burgdorfer, comme étant la cause des cas d’arthrites juvéniles  de la ville de Lyme. Ce biologiste Américain d’origine Suisse a aussi découvert la présence de la bactérie dans le tube digestif et la salive des tiques de la catégorie des Ixodes scapularis. En 1984, ce spirochète en forme de tire-bouchon a été baptisé Borrélia Burgdorferi en son honneur.
Certes, la Borréliose de Lyme n’a été vraiment mise en évidence que dans les années 1980, mais des recherches menées par le docteur A. Buchwald en 1883, par  A. Afzelius en 1919 et par Garin, ainsi que Bujadoux en 1922 laissent croire qu’elle a existée bien des années auparavant (http://files.chuv.ch/internet-docs/dmcp/dmcp-lyme-atelier-ped.pdf ).

La version en coulisse

Pour le commun des mortels, la maladie de Lyme est une simple infection bactérienne, mais les investigations menées par le journal quotidien américain « Newsday » orientent vers une « arme biologique », créée en laboratoire aux États-Unis. Plus précisément, le Plum Island Animal Disease Center, qui a été financé par le gouvernement américain, en serait le géniteur. Ce laboratoire a mené des recherches sur la contamination de germes bactériologiques par les insectes, y compris la tique. Aux yeux de tous, cet établissement est un centre d’études sur les infections bénignes des animaux d’élevage, mais derrière cette façade, il s’agissait en réalité d’une cellule de recherches gouvernementales sur les armes bactériologiques.
Il est à préciser que Plum Island n’est qu’à 10 miles de la ville de Lyme, le berceau de la maladie de Lyme. L’hypothèse la plus concrète est alors basée sur le fait que les tiques et les insectes qui ont fait l’objet d’expériences dans ce laboratoire ont pu s’échapper, contaminant les animaux et les habitants alentour. Cette théorie évite de penser qu’ils ont été répandus délibérément. Le Plum Island Animal Disease Center serait également à l’origine de certaines épidémies ravageuses, telles que la peste porcine africaine, la fièvre aphteuse, l’anthrax, la peste du canard néerlandais, la maladie de la vache folle…

La piqûre de tique, premier vecteur de la Borrélia Burgdorferi

La tique du chevreuil de la famille des Ixodes est le principal vecteur de la maladie de Lyme. Qu’elle soit au stade de larve, de nymphe  ou d’adulte femelle, elle est capable de véhiculer la Borrélia Burgdorferi et d’autres souches de ce spirochète via sa piqûre. D’autres espèces d’Ixodes transmettent aussi cette affection. En effet, ce germe néfaste pour la santé est particulièrement concentré dans la salive et le tube gastrique de cet arthropode. En implantant son rostre dans la peau de sa proie, et en y restant incrusté durant un délai relativement long ( 8 h au minimum), il transmet ainsi ce spirochète en forme de ressort, ainsi que d’autres bactéries, virus, parasites, champignons… Ces acariens peuvent ne pas être contaminés à leurs naissances, mais s’infectent en s’abreuvant du sang des animaux infectés (sauvages, domestiques, à sang froid) qui sont les réservoirs de la Borrélia. Une tique reste infectée toute son existence et est en mesure de transmettre la bactérie à toute sa descendance. A savoir qu’une ponte contient près de 20 000 œufs. Ces petites  bêtes se nourrissent activement au printemps et en début de l’automne, c’est durant cette période qu’elles sont les plus dangereuses. Les tiques sont actives entre 5° C et 25° C, et sont absentes à partir de 1500 mètres d’altitude.

D’autres insectes vecteurs de la maladie de Lyme

Officiellement, la tique est l’unique vecteur connu capable de transmettre la Borrélia Burgdorferi. Cependant, des recherches ont fourni des preuves affirmant le contraire. D’autres insectes tels que les mouches piqueuses, les puces, les moustiques, les taons, les araignées et d’autres hématophages peuvent aussi la véhiculer. La seule différence est que la piqûre de ces derniers est particulièrement douloureuse et facile à détecter, contrairement à celle de la tique qui passe quasiment inaperçue.

Il existe d’autres modes de transmission des Borrélioses

Les programmes de recherches quant aux autres modes de contamination de la Borréliose souffrent de grandes lacunes pour obtenir des données pertinentes. Des analyses ont montré, entre autre, que le spirochète de la maladie de Lyme est présent dans le liquide vaginal ou dans le sperme d’une  personne infectée. Il est ainsi possible d’envisager un mode de contamination par voie sexuelle lors d’un rapport sexuel non protégé. Une femme enceinte contaminée peut également contaminer  son fœtus par voie placentaire ou son bébé lors de l’allaitement. Ce qui explique les symptômes de la Borréliose de Lyme s’apparentant à l’autisme, à des infections congénitales et à certaines maladies de la petite enfance. Et puisque cette bactérie est présente dans le sang, la transfusion sanguine lui permettrait aussi de changer d’hôte. Des produits alimentaires issus d’animaux contaminés peuvent également favoriser la pandémie. 

Déni face à l’inefficacité des tests homologués

Aux États-Unis, en Allemagne, tout comme en Suisse et dans d’autres pays, les tutelles sanitaires prennent au sérieux la gravité de la Borréliose de Lyme.  Et c’est tout à fait en leur honneur. En France, les autorités publiques sont tout simplement dans le déni des faits.

Cela est constaté en premier avec un protocole de dépistage qui est complètement dépassé par les évènements. En effet, il a été démontré que le test sérologique ELISA est loin d’être fiable pour la simple raison qu’elle a été élaborée pour détecter les souches américaines, et non pas les souches européennes. Les résultats des tests dans l’Hexagone sont ainsi souvent négatifs, malgré des symptômes cliniques réels. Et comme la suite des étapes de diagnostic de la maladie de Lyme y repose entièrement, les examens prennent fin s’il est déclaré négatif. Dans le cas contraire, le test Western Blot (plus fiable) est utilisé pour confirmer l’infection. Les taux d’incidence officiels de la Borréliose de Lyme sont ainsi bien loins de la réalité, avec près de 40 % dans l’Est français et dans le massif central (http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/hcspr20140328_borrelioselyme.pdf).
Les autorités françaises dénient également la chronicité de la Borréliose de Lyme et soutiennent un protocole de soins conventionnels inefficace par rapport aux stades avancées de l’affection.

Un déni causant des lacunes médicales

En France, la maladie de Lyme est considérée comme une infection émergente et la plupart des praticiens ne disposent pas encore des connaissances nécessaires pour répondre aux besoins des patients.  En effet, les notions de cette maladie ne sont pas encore abordées dans les facultés de médecine et les connaissances des médecins ne sont pas encore mises à jour, puisqu’elles sont encore concentrées sur un protocole de soins vieux d’une trentaine d’années. Face à ce problème, une sensibilisation accrue est de rigueur.

Des scandales publics

Les autorités ne se contentent pas seulement de nier la réalité de cette pandémie. Malheureusement, ceux qui cherchent des alternatives pour faire face à ce fléau subissent aussi des mesures de répression.  Ainsi, est le cas de ceux qui utilisent le test Western Blot (plus fiable que le test ELISA) comme outil de diagnostic systématique, à l’exemple du laboratoire Schaller, poursuivi en justice et forcé de fermer ses portes. Les thérapies holistiques, telles que le TIC TOX, l’huile essentielle,  la machine Rife, la vitamine C et l’argent colloïdal sont également catégorisées d’illégales. Ainsi, le TIC TOX qui s’est avéré efficace a été interdit à la production. Les patients sont maintenant obligés de se rendre en pays étranger pour s’en procurer. Cette position des autorités médicales françaises quant aux pratiques médicinales non-conventionnelles et aux cas chroniques de la Borréliose serait alimentée par les grandes firmes, telles que les distributeurs de tests de diagnostic et les industries pharmaceutiques, voulant protéger leurs parts de marché.

Lire : déni des autorités publiques

La Borréliose de Lyme est tellement unique et énigmatique qu’elle a réussi à diviser les experts médicaux du monde entier, en deux groupes distincts : la médecine conventionnelle soutenue par l’IDSA et les thérapies alternatives appuyées par l’ILADS. Les avis de ces deux parties divergent sur tout ce qui concerne cette affection, que ce soit à propos de ses modes de transmission, son diagnostic, ses différents stades d’évolution ou ses traitements.

La maladie de Lyme aux yeux de la médecine conventionnelle

La médecine conventionnelle soutient en premier lieu que la maladie de Lyme est loin d’être facile à attraper et que seule la tique est capable de la transmettre à l’homme. De plus, ses membres pensent qu’il est possible de traiter cette maladie avec une simple antibiothérapie de courte durée, puisqu’il s’agit en fait que d’une simple infection aigüe. Dans le cas où des symptômes persistent après les traitements, elle les considère comme un syndrome post-lyme ou une réaction auto-immune. Quant au diagnostic, la médecine classique préconise uniquement des tests sérologiques, dont les constats ont permis d’établir une fiabilité réduite, surtout pour la phase secondaire et tertiaire de la Borréliose.

La maladie de Lyme aux yeux de la médecine alternative

Pour les partisans de la médecine holistique, le spirochète responsable de la maladie de Lyme s’attrape facilement. Pour eux, son mode de transmission n’est pas uniquement la piqûre de tique, car d’autres insectes en sont aussi des vecteurs et il existe également d’autres modes de contamination constatées (transfusion sanguine, rapport sexuel non protégé, contamination placentaire, allaitement, alimentation d’origine animale, …). Ce groupe affirme aussi que la Borréliose de Lyme est difficile à diagnostiquer et que le protocole de dépistage officiel est ainsi insuffisant. Certains praticiens font ainsi appel à leurs connaissances des multiples symptômes de la maladie et à leurs spécialisations dans certaines médecines alternatives pour diagnostiquer correctement cette affection.  C’est le cas du docteur Richard Horrowitz qui a mis au point des questionnaires qui permettent d’y parvenir sans faire d’erreur.
Les entités travaillant avec l’ILADS soutiennent également la présence de facteurs aggravants et de co-infections à l’origine de certaines manifestations cliniques persistantes. La médecine alternative confirme ainsi qu’il existe des facteurs pouvant engendrer la forme chronique de la maladie de Lyme. Quant aux traitements, ils pensent que la combinaison d’antibiotiques sur une durée prolongée pourrait éradiquer cette maladie et que les co-infections doivent être traitées individuellement jusqu’à la disparition des symptômes. D’autres thérapeutes plus téméraires font appels à la médecine traditionnelle chinoise, à l’argent colloïdal, à la thérapie hyperbare, aux Rife machines, à la phytothérapie, à l’aromathérapie, …etc., pour éradiquer la Borrélia Burgdorferi et pour soulager les souffrances de leurs patients.

Le LYMErix, une copie à revoir

Actuellement, il n’existe aucun vaccin pour prévenir la maladie de Lyme. Mais, il fut un temps où une lueur d’espoir brillait. C’était en Décembre 1998, quand le LYMErixTM, développé par le groupe pharmaceutique SmithKline Beecham, a été homologué au Canada. Il s’agit d’un vaccin synthétisé à partir de la protéine de surface de la Borrélia Burgdorferi. Il a été prescrit pour un usage chez les individus âgés de 15 à 70 ans, à raison de 3 injections intramusculaires. La première dose  est suivie d’une seconde au bout d’un mois. La dernière ne sera administrée que 12 mois après la dose initiale. La vaccination ciblait surtout les personnes à risques en tenant compte de la répartition géographique de la Borréliose de Lyme.

Les limites du LYMErix

Ce produit fut ensuite commercialisé aux États-Unis en 1999. Le LYMErixTM a été uniquement conçu pour  se protéger contre la souche américaine de la Borrélia Burgdorferi, qui est à l’origine de symptômes arthritiques. Ce qui revient à dire qu’elle n’était pas en mesure de prévenir les attaques des souches européennes, telles que la Borrélia garnii qui engendre les manifestations neurologiques. C’est aussi le cas pour la Borrélia afzelii qui provoque des symptômes cutanés, se manifestant par une acrodermatite chronique atrophique. Certes, le LYMErixTM était efficace pour inhiber la Borrélia Burgdorferi, mais malheureusement, l’immunité qu’il confère n’était pas de longue durée.

Le TicoVac, un autre vaccin de la Borréliose

 Bien que l’utilisation de ce produit  sur les humains fut autorisée par le Food and Drug Administration (FDA), son exploitation a été interrompue en 2002 par son fabricant, pour la simple raison que sa commercialisation n’était pas rentable. Depuis, aucun autre vaccin n’a été signalé mise à part le TicoVac, qui est spécialement recommandé aux professionnels exerçant dans les zones à risque, aux résidents ruraux et à toutes les personnes qui  effectuent des activités en plein air. Cette mesure permet de prévenir la méningo-encéphalite qui est l’un des nombreux symptômes de la maladie de Lyme et qui touche plus de 10 000 personnes dans toute l’Europe. Elle est autorisée pour toutes les classes d’âge de plus de 3 ans, et se réalise grâce à 3 injections intramusculaires.  La première injection doit être suivie d’une seconde après 3 semaines et au plus tard dans les 3 mois. La troisième ne sera effectuée qu’après 9 ou 12 mois. Une dose de rappel est obligatoire tous les 3 ans. Certes, le TicoVac est efficace à 80 % pour prévenir la méningo-encéphalite. Mais, sachant que ce n’est pas l’unique symptôme de la Borréliose de Lyme, l’efficacité de ce vaccin en est ainsi limité.

La meilleure façon de se prémunir contre la maladie de Lyme, est de ne pas se faire piqué par les tiques. La première chose à faire est donc de repérer les régions à risques où ces acariens prolifèrent et d’éviter de s’y aventurer, ou de prendre les mesures préventives nécessaires le cas échéant. Particulièrement, il faut surtout connaître où des tiques infectées ont été signalées. Des cartes sont spécialement disponibles pour répondre à ce besoin.

Les vêtements

Le contact avec les tiques peut être évité en portant une tenue à manches longues (pantalon, chemise). Il faudra aussi penser à enfiler une paire de chaussures fermées et montante, sans oublier les chaussettes. Pour être plus prudent, il vaut mieux enfiler les chaussettes par-dessus les bas du pantalon et porter un chandail. Etant affamée, la tique est petite et est presque invisible. Pour la détecter plus facilement,  le port de vêtements de couleurs claires est ainsi d’une grande utilité.  Dans les deux heures suivant chaque sortie, il faut aussi systématiquement prendre un bain. Cela permettrait d’éliminer d’éventuelles tiques. Il ne faudrait pas non plus oublier de vérifier minutieusement tous les parties du corps, y compris le cuir chevelu pour s’assurer qu’aucune ne s’y est accrochée. Procéder de la même façon pour les enfants, ainsi que les animaux de compagnie.

Retrait de la tique

Dans l’éventualité où une  tique s’est incrustée à la peau, il est impératif de la retirer avant un délai maximal de 8 heures, pour éviter la contamination. Pour plus de sécurité, le plus sage serait d’utiliser une pince à tique pour la dégager. En l’absence de cet outil, utilisez une pince à épiler. Quoi qu’il en soit on doit s’y prendre avec tact et finesse, en saisissant la tête de la tique le plus près possible de la peau. Ensuite, tirez lentement  vers le haut en faisant attention à ce que le rostre ne se sépare pas du corps. Une désinfection soignée est nécessaire après cette étape. Puis, veillez à noter la date de la morsure et à guetter l’apparition d’éventuels symptômes de la maladie de Lyme dans les semaines à venir.

Répulsifs et autres précautions

L’utilisation de répulsifs, surtout ceux qui sont à base de DEET et d’icardine, aide à prévenir les contacts avec les tiques. Cependant, il faut tenir compte de leur durée d’efficacité qui est de moins de 8 heures. Ces produits n’éloignent pas seulement les tiques, mais aussi les insectes tels que les moustiques, les mouches, les araignées et les taons qui peuvent aussi transmettre la Borrélia Burgorferi.La broussaille  est l’un des habitats de prédilection des tiques. Elle se plait bien dans une pelouse ou sous les feuilles mortes. C’est pour cela qu’il faut procéder régulièrement à un débroussaillage pour éviter sa prolifération. Les réserves de bois, ainsi que les mangeoires à oiseaux sont aussi des refuges prisés par ces arthropodes, et doivent ainsi être éloignés de l’habitat. Quant aux animaux de compagnie, ils doivent porter un collier anti-tique. Il faut également limiter la prolifération des petits rongeurs, tels que les rats et les écureuils en bouchant leurs points d’accès, car ils peuvent servir de réservoirs aux tiques.

La Borréliose de Lyme est une maladie multi systémique qui s’attaque à tous les systèmes de l’organisme. Dans des cas très rares, elle ne présente aucune manifestation clinique chez une personne porteuse de la Borrélia Burgdorferi. Mais, la plupart du temps, ses trois phases d’évolution se manifestent par des symptômes spécifiques.

Symptômes de la phase primaire de la Borréliose

La phase primaire est celle qui survient entre 3 à 30 jours après la morsure de tique. Elle se caractérise par l’apparition de lésions cutanées sous forme d’érythème  chronique migrant (ECM). Il s’agit d’une papule  ovale de couleur rouge entourant le point de piqûre. Sa dimension peut atteindre 50 cm. L’ECM n’est pas irritant mais peut se répandre sur toutes les parties du corps. Généralement, il est accompagné de fatigue, de fièvre, de maux de tête, de raideur de la nuque, d’hypertrophie ganglionnaire, de mal de dos et de douleurs articulaires qui font penser à un état grippal.  Sans une antibiothérapie adaptée, l’ECM évolue et continue de progresser, puis disparaît au bout de plusieurs semaines pour préparer son retour en force : la phase secondaire.

Les signes de la phase secondaire de la Borréliose

Cette seconde phase de la maladie de Lyme entre en scène après quelques semaines ou mois après le premier stade. C’est à ce moment que l’ECM réapparait en amenant avec lui des inflammations articulaires fréquentes ou arthrites. Des atteintes cardio-vasculaires, comme les insuffisances cardiaques, les pertes de connaissance, les palpitations, les tachycardies, les myocardies, … se font aussi observés. Dans d’autres cas, on peut discerner des troubles neurologiques se traduisant par des radiculites hyperalgiques, une méningite, des tremblements inexpliquées, de la fatigue chronique, de la paralysie partielle, des troubles sensitives, des atteintes oculaires, … Si le patient n’a pas encore reçu les soins adéquats durant cette période, son cas pourrait s’aggraver encore plus et évoluer vers la phase tertiaire.

Les symptômes aigus de la phase tertiaire de la Borréliose

Cette dernière phase de la maladie de Lyme se manifeste par de lourdes atteintes cardiaques, neurologiques, musculaires et cardiaques. Elle peut survenir des mois ou des années sans autres antécédents. Les inflammations risquent d’atrophier la peau. Des nodules arrondis à contours nets, fermes et violacés peuvent apparaître et disparaître sur le lobe de l’oreille, le front… Des manifestations arthritiques, cardiaques, circulatoires, respiratoires et digestives se font également plus lourdes, en handicapant les patients. Les troubles neurologiques touchent le cerveau et la moelle épinière, entrainant divers signes neuropsychiatriques et cognitifs, telles que la perte de mémoire, le bégaiement, la narcolepsie, l’apnée du sommeil, l’humeur changeante… Cette phase engendre des effets signifiants sur le bien-être général du patient, sur sa sexualité, ses aptitudes mentales et physiques… 

lire : 3 phases de la maladie

Les tiques vectrices de nombreuses maladies

La Borrélia Burgdorferi responsable de la maladie de Lyme est principalement transmise par les tiques via leurs morsures. Malheureusement, ces arthropodes peuvent également transmettre plusieurs autres variétés d’agents pathogènes (bactéries, virus, champignons, parasites). En une seule piqûre, une tique infectée peut ainsi transmettre la Borréliose de Lyme, ainsi que d’autres affections, qualifiées de co-infections. Il s’agit donc d’une infection simultanée par deux ou plusieurs types d’agents pathogènes qui compliquent la guérison de la personne contaminée. Ces affections sont capables d’accentuer la sévérité de la (des) maladie(s) et d’en prolonger la durée.

Des maladies opportunistes

 Il est à préciser que les infections qui accompagnent la maladie de Lyme ne sont pas non plus toutes transportées par les tiques. Elles peuvent être engendrées par l’affaiblissement du système de défense naturelle de l’organisme, propice au developpement de certains germes pathologiques, qui aggravent les manifestations cliniques de la Borréliose.

Les co-infections récurrentes

Une grande partie de ces co-infections se fait plus fréquemment observée chez un malade atteint de la Borréliose de Lyme. Tel est le cas de l’anaplasma, de la babésiose, de la tuléramie, des bartonelloses, des rickettsioses, des erhlichioses, de la fièvre Q. De plus, les signes cliniques de la plupart de ces affections s’apparentent à ceux de la maladie de Lyme et rendent également difficile leurs dépistages. Elles se manifestent généralement par des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires, des diarrhées, de la fatigue persistante, de l’hypertrophie ganglionnaire, de la fièvre, des troubles de la vue, des troubles de la mémoire… Tout cela pour dire qu’il est difficile de les différencier sans l’aide d’une analyse de sang effectuée en laboratoire.  Selon le docteur Richard Horrowitz, la mise en évidence de ces foyers néfastes concomitants est conseillée pour faire la lumière sur les symptômes cliniques variables chez les individus atteints de la maladie de Lyme. Cela permet également d’ajuster les traitements et d’assurer la guérison. D’après ce spécialiste, ces co-infections favorisent aussi l’évolution de la Borréliose de Lyme vers sa forme chronique, en plus du mode de vie du sujet et d’autres facteurs aggravants. Un protocole de traitement individualisé à long terme est ainsi préconisé, afin d’éliminer chaque type d’agents pathogènes.

Les maladies à tiques

En dehors des co-infections fréquemment associées à la Borréliose, les maladies pouvant être transmises par les tique sont nombreuses, à ne citer que les mycoplasmes, la fièvre à tique du Colorado et des montagnes Rocheuses, la fièvre récurrente à tique, le virus de Powasan, la paralysie à tique. Associées à la maladie de Lyme, il n’est pas aisé de les diagnostiquer uniquement d’après leurs symptômes.

Le diagnostic de la maladie de Lyme est loin d’être facile malgré les efforts mis en œuvre pour y parvenir. Le praticien doit tenir en compte d’éventuelles expositions aux tiques. Il doit aussi effectuer une évaluation minutieuse des signes cliniques  sans oublier de faire appel à des analyses de sang en laboratoire. En observant ces principes, le protocole de diagnostique semble être bien organisé et pourtant, des milliers de malades restent dans l’ignorance sur la véritable source de leurs maux.

Des symptômes tardifs voire inexistants

La première cause des mauvais diagnostics est dû au fait que la plupart des patients ne se souviennent pas d’avoir été piqué par une tique. En effet, la morsure de cet acarien est indolore, puisque sa salive contient un puissant anesthésiant. Dans ce cas précis, le médecin doit explorer d’autres pistes basées sur l’observation des symptômes.

Là encore, il fait face à quelques obstacles. En l’absence d’érythème migrant,  il va généralement s’orienter vers les maladies similaires à la Borréliose de Lyme. La raison en est simple, cette pathologie est multisystémique et peut atteindre tous les organes. Elle peut ainsi se déclarer,  comme une arthrite, une maladie d’Alzheimer, une sclérose en plaque, une fibromyalgie,  une prostatite, une colite ou autres…  Face à cette multitude de symptômes, le thérapeute serait chanceux s’il arrive à dépister la maladie de Lyme. Pour en avoir le cœur net, il devra passer par des tests sérologiques.

Des tests peu fiables

Certes, les analyses de sang peuvent démasquer la Borréliose de Lyme, mais les tests pratiqués ne sont pas fiables à 100 %. Le fait est que le Test Elisa repose par exemple sur la détection des anticorps liés à la Borrélia Burgdorferi. Dans cette optique, il serait impossible que le résultat puisse être positif puisqu’en stade primaire de la maladie de Lyme, le système immunitaire ne produit pas encore d’antigène. C’est aussi le cas pour le test Western Blot qui ne détecte la maladie qu’après 4 semaines de son évolution. Pour couronner le tout, ces deux types d’examens peuvent avancer des faux négatifs et des faux positifs. Certains microbiologistes, comme le Dr Laurence Drieux-Rouzet, déplorent l’absence d’une méthode capable d’identifier la Borréliose de Lyme d’une manière certaine. Pour  ces spécialistes, il est très difficile de diagnostiquer  cette affection sur le plan microbiologique puisqu’il n’y a pas d’antibiogramme, ni de diagnostic d’urgence, et encore moins de possibilité de mise en culture de son agent pathogène. Lire : mauvais diagnostics

Cure précoce à l’antibiotique

Le protocole de soin officiel pour soigner la maladie de Lyme est basé sur une antibiothérapie à courte durée qui peut être prolongée en cas de persistance des symptômes. Malheureusement, cette procédure laisse à désirer puisque les résultats ne permettent de guérir les patients que durant la phase primaire de l’affection. Une administration précoce est néanmoins nécessaire durant cette période pour éradiquer la Borrélia Burgdorferi. En effet, les risques de rechutes et les échecs de traitements sont fréquemment déclarés.

Actions restreintes du traitement conventionnel

La plus grande faille du traitement conventionnel de la Borréliose est dû au fait que les antibiotiques utilisées ne sont pas adaptées à toutes les souches qui peuvent en être les causes. De plus, certaines formes de la Borrélia Burgorferi et sa faculté à se cacher dans les cellules mêmes de l’organisme rendent une cure d’antibiotiques inopérante.  Ces facteurs compliquent la guérison de la forme chronique de la maladie de Lyme, dont même l’existence est niée par les experts de la médecine conventionnelle.  Se rajoutant à cela, les effets secondaires de ces antibiothérapies ne sont pas moindres. En effet, les antibiotiques peuvent entre autres éliminer la flore intestinale qui est essentielle pour prévenir d’autres infections opportunistes. Les antibiotiques ont aussi des effets néfastes sur le cœur, les reins, le foie et la rate, puisque leurs utilisations massives est hautement toxique pour l’organisme. De plus, le traitement officiel se focalise uniquement sur la maladie de Lyme, oubliant ainsi l’existence des facteurs aggravants, tels que les co-infections, et ne se donne pas la peine de les traiter en conséquence.

Les limites du traitement officiel

Une chose importante que la médecine conventionnelle refuse également de comprendre, est que la Borrélia Burgdorferi est parfaitement capable de développer une résistance aux antibiotiques. Quand elle y parvient, le protocole de soins conventionnels n’a plus d’effets sur elle. Par exemple, elle peut prendre une forme kystique ou s’envelopper d’un biofilm pour échapper au système immunitaire et aux antibiotiques. De plus, ces bactéries peuvent s‘infiltrer à l’intérieur des cellules, inaccessibles  aux antibiotiques. De plus, dans le cas où les Borrélia Burgdorferi périssent sous l’attaque des antibiotiques, ils peuvent nuire à l’organisme en libérant une quantité considérable de toxine. L’endotoxine qu’ils déchargent lors de leur destruction peut engendrer des troubles cérébraux, ainsi que des douleurs musculaires, articulaires et neurologiques chez le patient. Cette réaction surgit généralement au bout de 3 jours de traitement et est qualifiée de phénomène Jarisch-Herxheimer. Ce que revient à dire qu’en fin de compte, l’antibiotique ne fait qu’aggraver le cas du patient.  

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De plus en plus de médecins sont conscients de l’inefficacité de la médecine traditionnelle pour soigner la maladie de Lyme. La plupart s’obstinent à suivre cette voie tandis que d’autres explorent des solutions alternatives.

Argent Colloïdal

Actuellement, beaucoup de patients et de praticiens optent pour l’argent colloïdal. C’est un fongicide et un bactéricide naturel capable de tuer la plupart de tous les types d’agents pathogènes, dont les bactéries responsables de la Borréliose de Lyme et ses co-infections. Des études menées par le Dr Willy Burgdorfer ont même prouvé que l’argent colloïdal est capable d’éliminer la Borrélia Burgdorferi en seulement 48 heures. Il ne faut pas oublier que sous sa forme colloïdale, cette solution est capable de traiter jusqu’à 650 maladies. Ce qui revient à dire qu’il propose un traitement à large spectre ! Les bienfaits de l’argent colloïdal ne se limitent pas uniquement à la destruction des germes pathogènes. En favorisant la production des lymphocytes et de globules rouges, il contribue aussi à la consolidation du système immunitaire et renforce les capacités physiques. Par la même occasion, il encourage la faculté de récupération, participe à la cicatrisation et à la régénération des cellules. Ce qui est malheureux c’est que l’utilisation interne de l’argent colloïdal est interdite en France malgré les bienfaits qu’il prodigue.

Auto-guérison

Des thérapeutes holistiques ont opté pour des méthodes de soins naturelles qui s’appuient sur des régimes alimentaires spécifiques. La thérapie Gerson sort du lot en permettant à l’organisme de renforcer sa faculté d’auto-guérison, grâce à une combinaison parfaite de lavement au café, de supplément alimentaire et de régime nutritionnel à base de fruits et de légumes.

Huiles essentielles

Le TIC TOX est l’un des traitements à base d’huiles essentielles les plus efficaces, puisqu’il s’agit d’un puissant bactéricide composé de sauge officinale, d’origan compact, de camomille sauvage, de sarriette, de cannelle et de niaouli. Malheureusement, l’utilisation du TIC TOX n’est plus autorisée en France pour des raisons assez vaseuses.

Vitamine C

La prise de Vitamine C hautement dosée est aussi une alternative qui a fait ses preuves pour venir à bout de la Borréliose de Lyme. Parmi ses principales actions, elle répare tous les dégâts causés par cette affection. En effet, ce nutriment est l’un des piliers qui assurent le bon fonctionnement de tous nos mécanismes biologiques. Entre autres, il protège et stimule le système immunitaire. De plus, il favorise et stimule également la désintoxication. Il prend aussi une place importante dans le développement et la réparation des tissus. Parmi d’autres propriétés, la Vitamine C s’occupe du maintien des cartilages, des os et de la dentition, sans parler de sa capacité à limiter la dégénérescence musculaire, ainsi que ses effets anti-inflammatoires. Il est à préciser que le traitement à base de Vitamine C, est aussi une méthode naturelle puisqu’il peut être puisé dans l’apport nutritionnel journalier du patient.

Machine Rife

Les machines Rife sont également utilisées dans les traitements alternatifs de la Borréliose. Son efficacité réside dans les vibrations qu’elle peut émettre à l’intérieur de l’organisme, jusqu’à l’intérieur des cellules où ces bactéries peuvent se cacher. Les impacts ne se limitent pas seulement à détruire les germes pathogènes, ils permettent aussi au corps d’évacuer les toxines et de récupérer plus facilement. Les fréquences oscillatoires produites par les machines Rife ont aussi un effet stimulant sur le système de défense naturel du corps, grâce à une meilleure production de globules blancs et d’anticorps.

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Les médecins qui soutiennent les traitements officiels de la maladie de Lyme sont tellement nombreux qu’il serait impossible de les énumérer. Quant aux docteurs alternatifs, ils se dévoilent grâce à leurs livres, leurs conférences ou leurs appuis aux patients et recherches sur la guérison.

Antibiothérapie multiple et de longue durée

Le Dr Richard Horrowitz est l’un des pionniers de la thérapie holistique, en ayant combiné la médecine classique avec des thérapies alternatives. Cet homme a soigné plus de 12 000 personnes atteintes de la Borréliose de Lyme durant ses 30 années de pratiques. Sa technique repose sur la combinaison de nombreux types d’antibiotiques sur une longue durée de traitement. C’est aussi l’une des rares personnes capables de diagnostiquer la maladie de Lyme en observant les symptômes cliniques, grâce à son fameux questionnaire.
La combinaison de plusieurs types d’antibiotiques durant une période prolongée est une technique de soin utilisée par des docteurs alternatifs tels que le Dr Steven Harris, Joseph Burrascano, Thérèse Yang, Richard Horrowitz, Dietrich Klinghardt… qui croient en l’existence d’une forme chronique de la maladie de Lyme, ainsi que de ses co-infections. Elles sont également du même avis sur le fait que chaque symptôme doit être traité individuellement et que chaque traitement doit être individualisé, selon la gravité des manifestations cliniques.

Les thérapies holistiques

La thérapie neurale, l’hypnothérapie, l’endocrinologie, l’immunologie, la toxicologie et la psychologie font partie de la médecine alternative. Le Dr Dietrich Klinghardt est le fervent utilisateur de ces fameuses techniques. En les combinant, il a mis sur pied le protocole Klinghardt  qui lui a permis de soigner plus 900 individus atteints de la maladie de Lyme. Avec cette méthode, il est en mesure de détoxifier l’organisme, d’éliminer les agents néfastes, de forcer le système immunitaire, d’améliorer les conditions physiques et mentales de ses patients.

Les traitements à base de plantes médicinales

Des méthodes de soins à base de plantes médicinales offrent aussi des alternatives par rapport aux protocoles de soins traditionnels. La thérapie du Dr William Rawls repose sur cette recette. Il s’agit d’une thérapie naturelle basée sur des suppléments naturels et médicaux. Ce médecin interniste spécialisé en chirurgie obstétrique a aussi mis sur pied une méthode pour permettre aux malades de se rétablir plus rapidement. Il est à préciser que le Dr William Rawls  a été l’une des victimes de la Borréliose de Lyme et que les traitements officiels n’ont pas pu le soigner. Sa guérison, il le doit à la médecine non conventionnelle qu’il a mise au point et qu’il explique dans son livre « Suffered Long enough ».

Les animaux tiennent un rôle prépondérant dans la pandémie de la maladie de Lyme. Ce sont les principaux réservoirs de la Borrélia Burgdorferi, ainsi que d’autres germes pathogènes, transmis principalement par les tiques.

Les animaux hôtes de la Borréliose

Capable de survivre dans les pires conditions et de s’adapter à toutes les situations durant de longues périodes, la Borrélia Burgdorferi, de la catégorie des spirochètes, peut très bien se développer dans un animal à sang chaud qu’à sang froid. Elle se plait principalement chez les rongeurs tels que les écureuils, les rats, les souris, les hérissons, etc. Pour les cervidés, elle contamine principalement les cerfs et les chevreuils, mais également les vaches, les moutons et tous les animaux constituant le bétail. La Borrélia Burgdorferi peut également incuber dans les oiseaux. En se servant des oiseaux migrateurs, elle peut facilement traverser les frontières, et contaminer d’autres pays et continents. Et puisqu’ la Borrélia Burgdoferi peut se servir d’animaux à sang  froid comme hôte, elle peut ainsi être présente dans l’organisme des batraciens, comme les grenouilles, et des reptiles, tels que les serpents et les lézards. En une phrase, tous les animaux peuvent être contaminés par la Borrélia Burgdorferi.

Les animaux de compagnie

Ainsi, les animaux de compagnie ne sont pas à l’abri. Chez les chiens et les chats, la contamination par la maladie de Lyme se manifeste souvent par des inflammations articulaires se traduisant par une boiterie soudaine, une démarche maladroite. Ils sont aussi en proie à une forte fièvre, ainsi qu’à une perte d’appétit et à un trouble du sommeil.

Relation environnementale

L’un des plus grands soucis avec ces réservoirs potentiels de la Borréliose, est que leur nombre n’a cessé d’augmenter durant ces dernières années. Tout cela, à cause de la réduction massive de la pression de chasse sur certaines espèces (cerfs, chevreuils, sangliers) et la diminution des prédateurs naturels (renards, oiseaux de proie).

Précautions

Compte tenu de tous ces réservoirs et du fait que le mode de transmission de la Borréliose de Lyme peut aussi s’effectuer par voie orale. La meilleure chose à faire serait de ne consommer que des gibiers, des mammifères, des oiseaux bien cuits. Ce serait aussi le cas pour le lait et ses dérivés. Aussi, il ne faut pas oublier que la plupart de ces animaux servent d’habitat et de nourriture aux tiques. En se nourrissant de leur sang, ces acariens s’infectent et sont en mesure de transmettre le spirochète de la maladie de Lyme à leurs descendances et à tous ceux qu’elles piquent.

Pour les animaux de compagnie, des mesures peuvent être prises. À commencer par la fouille systématique et fréquente de leurs pelages pour détecter toute présence de tique. Il est aussi envisageable de faire appel à un vétérinaire qui prescrira des répulsifs ou des produits anti-tique. 

La maladie de Lyme n’a fait son apparition que dans les années 70. Elle figure encore parmi les maladies émergentes et peu connues, malgré les cas épidémiques qui sévissent dans certains pays. Pour d’autres nations comme la France, les autorités publiques font exprès d’en minimiser l’impact. Pour remédier à cela, médecins, patients, journalistes… ont pris les devants en effectuant des campagnes de sensibilisation via des livres et des documentaires.

Auteurs et victimes de la Borréliose

Qui d’autres que les victimes de la maladie de Lyme sont les mieux placées pour décrire cette affection et ses impacts ? Judith Albertat est l’une d’elle. Pour sensibiliser le monde, elle a écrit un livre qu’elle a intitulée « Mon parcours pour retrouver la santé ». C’est aussi le cas d’Élisabeth Le Saux  en écrivant « Face à Lyme : journal d’un naufrage » et de Katina I.Makris en publiant « Out of the Woods: Healing from Lyme Disease for Body, Mind, and Spirit ». Comme les milliers d’autres personnes atteintes de la Borréliose de Lyme, ces auteurs ont connu des souffrances physiques, morales et sociales. Ils ont fait face à des diagnostics erronés, à des traitements inefficaces… pour finalement retrouver le chemin de la guérison grâce à des méthodes de soins alternatifs.

Des guides thérapeutiques

Des médecins spécialisés dans la lutte contre la Borréliose de Lyme ont rédigé des livres pour permettre au monde entier de mieux connaître cette maladie mystérieuse. La plupart d’entre eux y font part des protocoles de soins holistiques qu’ils ont adoptés pour en venir à bout. C’est le cas du Dr Bryan Rosner  qui prône l’utilisation de la machine Rife. Il en parle dans son œuvre intitulé « When Antibiotics Fail: Lyme Disease and Rife Machines, with Critical Evaluation of Leading Alternative Therapies ». Il y a aussi le Dr Nicola McFadzean  qui a utilisé la médecine naturelle et qui partage ses expériences dans « The Beginner’s Guide to Lyme Disease: Diagnosis and Treatment Made Simple ». Dans « Healing Lyme Disease Naturally: History, Analysis, and Treatments », le Dr Wolf D. Storl fait  part de ses pratiques médicales basées sur l’herboristerie et la phytothérapie. Bien entendu, des livres comme « Beyond Lyme Disease: Healing the Underlying Causes of Chronic Illness in People with Borreliosis and Co-Infections», « Cannabis for Lyme Disease & Related Conditions: Scientific Basis and Anecdotal Evidence for Medicinal Use », « Suffered Long Enough: A Physician’s Journey of Overcoming Fibromyalgia, Chronic Fatigue, & Lyme » ainsi que beaucoup d’autres en parlent également en détail.

Une sensibilisation face au déni de certains

Il existe des livres plus spécialisés qui pointent du doigt le manque de compétence de certains thérapeutes devant la maladie de Lyme. « Lyme Disease…What Your Doctor Doesn’t Know Could Kill You» de Kathryn Nedved Hoffman est l’un d’eux. Pour Viviane Schaller qui est l’auteur de livre « Maladie de Lyme : L’épidémie qu’on vous cache », elle met en évidence le déni des autorités sanitaires françaises et certaines manœuvres scandaleuses. Pour impacter un plus large public, des documentaires, tels que « Under Our Skin 1 et 2 », « Lyme l’épidémie invisible », « Quand les tiques attaquent », « The lymelight »… ont été réalisés pour tout connaître sur la maladie de Lyme.
voir : livre et documentaires