La maladie de Lyme est ignorée par les autorités publiques

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La Borréliose de Lyme est maintenant considérée comme une épidémie galopante en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, ainsi que dans d’autres pays. Malheureusement, en France, elle est encore érigée comme « une maladie rare » malgré les sensibilisations et les appels au secours des victimes et de certains praticiens. 

Des autorités publiques pas à la hauteur du défi posé par la maladie de Lyme

L’ignorance des cliniciens en cause

L’ignorance des entités médicales est l’une des principales causes de la méconnaissance de la Borréliose de Lyme en France. Les médecins n’ont  pas encore reçu les connaissances nécessaires concernant cette maladie, puisqu’elle n’est pas encore abordée dans les facultés. De ce fait, ils ne sont pas en mesure d’effectuer des diagnostics corrects et suivent ainsi de fausses pistes. Quant aux traitements qu’ils mettent en pratique, ils sont encore focalisés sur des doctrines vieilles de 30 ans qui soignent les symptômes individuellement sans se soucier de la vraie source des maux.  Ce qui revient à dire que des dizaines de milliers d’individus peuvent être mal diagnostiqués et mal soignés.

Des tests sérologiques très peu fiables

En France, pour  dépister la maladie de Lyme, les praticiens doivent respecter un protocole de tests qui doit impérativement passer par le test Elisa. Si cet examen sanguin est déclaré négatif, le dépistage doit obligatoirement s’arrêter à ce stade. Dans le cas où le résultat est positif, il doit être suivi par le test Western Blot  pour confirmer la présence de l’infection chez l’individu. Le souci avec cette procédure est que le test Elisa n’est pas entièrement fiable puisque sa sensibilité est inférieure à 56 %. Cela explique le taux d’incidence annuel qui est limité à seulement 5000 cas contrairement à celui de l’Allemagne qui s’élève à 90 000 annuels grâce à l’utilisation systématique du test Western Blot.

En se fiant aux résultats proposés par le protocole de dépistage en vigueur, l’autorité considère la Borréliose de Lyme comme « une maladie rare », et non pas comme une épidémie. De ce fait, elle s’en tient au protocole de  diagnostic  et de traitement en vigueur. Face à cette abnégation,  des associations de médecins et de patients comme le Chronimed, l’Association Lyme sans frontière, la France Lyme… se sont mobilisés pour attirer l’attention de l’Etat qui semble ignorer toute voix discordante.  Le prix Nobel de médecine ayant découvert le virus du SIDA a même envoyé une lettre à l’intention de Madame Marisol Touraine, l’actuelle Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, pour lui faire part de la gravité de la situation, mais sans succès. 

Certains médecins et laboratoires pharmaceutiques cherchent par tous les moyens d’aider les victimes de la maladie de Lyme. Parfois, ils ont recours à des thérapies alternatives qui n’ont pas reçu le consentement des officiels de la santé. En faisant appel à ces pratiques, ils font face à des poursuites judiciaires. Ce fut le cas pour le laboratoire d’analyses du docteur Viviane Schaller qui combinait systématiquement le test Elisa et le test Western Blot.

Une méthode qui a réussi à dépister jusqu’à 15 000 cas par an de maladie de Lyme, mais qui a été prohibé suite à l’intervention de l’Agence Régionale de Santé (ARS).  Ce fut aussi le cas du  pharmacien Bernard Christophe qui a avancé une thérapie à base d’huiles essentielles (tic tox) et qui a été contraint de cesser ses activités.

Il existe heureusement d’autres alternatives pour faire face à la maladie de Lyme que celle poussée par les instances nationales.