La prostatite: similaire à la maladie de Lyme

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Maladie émergeante, peu connue et multi-systémique, la Borréliose est souvent confondue avec une multitude de maladie, dont fait partie la prostatite. Afin d’éviter toutes formes de confusions et pour que les traitements appropriés puissent venir à bout de chacune de ces maladies, leurs symptômes doivent bien être différenciés.

Prostatie confondue avec la maladie de Lyme

La prostatite et la Borréliose sont des infections bactériennes touchant  une grande partie de la population mondiale. Leur similarité se manifeste par des inflammations de la voie urinaire. Les phases de poussée de ces pathologies se caractérisent par de la douleur au bas du ventre, des brûlures urinaires, de la rétention urinaire, un dysfonctionnement sexuel, une baisse de  la libido, ainsi que des signes grippaux. Les personnes atteintes par ces affections présentent ainsi des inflammations musculaires et articulaires douloureuses, des frissons, des toux, une hausse de température et de la fièvre.

La prostatite est une infection chronique ou aigüe de la prostate. Cette inflammation de la glande prostatique touche jusqu’à environ 50 % des hommes (http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/prostate/prostate-cancer/prostatitis/?region=qc ). Elle est d’origine bactérienne quand elle est causée par des bactéries  comme l’Escherichia coli et le Mycobacterium tuberculosis.  Il arrive aussi que les inflammations de la prostate soient de natures inconnues et non-bactériennes. L’augmentation de la taille de la prostate, les relations sexuelles non-protégées, l’obstruction de la vessie,  le passage d’un cathéter ou d’un cystoscope dans l’urètre, la biopsie et la chirurgie de la prostate pourraient en être la cause.

Les signes de cette maladie se manifestent par de la fièvre associée à des frissons et  des malaises engendrées par l’infection bactérienne de la prostate.  Une hématurie ou  présence de sang dans l’urine est constatée. La douleur à l’éjaculation, les troubles de l’érection, la sensation de brûlure ou de douleurs lors de la miction, le jet urinaire réduit, le besoin urinaire  pressant (miction urgente), les brûlures au niveau du bassin, du périnée, du pénis, des testicules, des cuisses et du dos en sont aussi des symptômes. En évoluant, la prostatite peut engendrer un choc septique ou une rétention d’urine.

Dans 75 % des cas, un traitement approprié à la Prostatite permet de guérir la maladie ou d’atténuer  les  symptômes (http://santeweb.ch/santeweb/Maladies/khb.php?Inflammation_de_la_prostate_prostatite&khb_lng_id=2&khb_content_id=7560). Cela revient à dire que les options pharmaceutiques doivent varier selon le type de la prostatite (chronique, aigüe, bactérienne et non bactérienne). Quoi qu’il en soit, le traitement à base d’antibiotiques de la classe des  Fluoroquinolones est de rigueur pour combattre l’infection bactérienne. La durée de cette antibiothérapie peut  aller de 2 à  4 semaines. Pour détendre les muscles situés près de la prostate et afin de réduire la pression sur l’urètre dans le but de permettre à l’urine de circuler aisément, les antagonistes alpha-adrénergiques sont préconisés. Et pour  soulager les douleurs, les antalgiques et les anti-inflammatoires sont nécessaires. Le repos au lit, la phytothérapie, la réduction de stress, la psychothérapie, le régime alimentaire sain, les myorelaxants agissants sur la vessie, le plancher péruvien et l’urètre sont aussi des cures à envisager.