Les antibiotiques: un traitement vraiment efficace contre Lyme ?

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Les antibiotiques sont connus pour leur capacité à détruire et à inhiber les bactéries. Puisque la Borrélia Burgdorferi est une bactérie de la famille des spirochètes, elle peut être éliminée par ce type de médication. D’ailleurs, l’antibiothérapie est le traitement officiel préconisé par la médecine conventionnelle pour venir à bout de la maladie de Lyme. Néanmoins, son protocole d’administration doit être varié selon la phase de l’infection, pour atteindre la guérison.

Soigner le stade primaire de la maladie de Lyme avec des antibiotiques

À son stade primaire, la maladie de Lyme échappe souvent aux tests sérologiques. Toutefois, il est possible de la diagnostiquer grâce à ses premiers signes physiques (état grippal, éruptions cutanées accompagnées de rougeurs circulaires, rigidité musculaire, aux de tête, douleurs articulaires, …) qui apparaissent plusieurs jours après la piqûre de tique. À cette étape, il est possible d’éliminer les symptômes par une cure d’antibiotiques de 3 semaines. Elle doit être prolongée 3 semaines de plus si les signes persistent. Dans ce cas précis, il est impératif  de dépister la présence d’éventuelles co-infections (Babesia, Bartonella…) et de les soigner en conséquence. L’antibiothérapie  journalière préconisée à ce stade de la Borréliose est composée de 200 mg de doxycyline, de 6 g d’amoxicilline, de 2 g de ceftriaxone en IV, de 200 mg de minocycline et de 600 mg de lymécycline (http://www.invs.sante.fr/surveillance/lyme/rhones_alpes/lyme_fiche_traitement_rhones.pdf).

Soigner la maladie de Lyme à son stade aigü ou chronique avec des antibiotiques.

Que ce soit pour la phase secondaire ou la phase tertiaire de la Borréliose de Lyme, la première chose à faire serait de dépister systématiquement les éventuelles infections opportunistes (co-infections) et de les soigner. Ensuite, il faut penser à renforcer le système immunitaire avec des vitamines et des antioxydants. Le tout sera accompagné par des traitements à base d’antibiotiques, en alternant les molécules.  La cure doit être prolongée sur plusieurs mois ou années  et elle doit être accompagnée de probiotiques. Les bactéricides prescrits durant cette période sont composées d’un mélange de minocycline ou doxycycline et d’azytromycine (http://francelyme.fr/mediatiques/diagnostic-et-traitements/traitement/).  Entre-temps, ils doivent être combinés avec une prise de céphalosporine et de minocycline sur 3 jours par semaine, ainsi que d’hydroxychloroquine 7 jours par semaine. Le tout doit être accompagné suivi d’une intraveineuse de cefotaxamine à 2 g par jour. Pour cibler les formes kystiques de la Borrélia Burgdorferi, cette antibiothérapie est parfois interrompue pour procéder par une cure de métronidazole et de tinidazole. 
Les principaux types d’antibiotiques utilisés pour guérir la maladie de Lyme sont : les tétracyclines, les glycylcyclines, les macrolides, les bêtalactamines et les nitroimidazoles. Il peuvent être administrés de diverses manières pour accroître leur efficacité.

Les antibiotiques oraux

A son stade initial, la maladie de Lyme peut être soignée par des antibiotiques administrés par voie orale. Généralement, les médecins  ordonnent plusieurs doses sur une période de 2 à 3 semaines.  Si les symptômes persistent, d’autres types d’antibiotiques  seront alors prescrits. Dans ce cas précis et selon la gravité des symptômes, le praticien peut continuer à administrer les remèdes par voie orale ou bien, il peut opter directement pour la voie intraveineuse.

Les intraveineuses

L’administration des antibiotiques par voie intraveineuse est souvent préconisée quand le traitement requiert une mesure plus rigoureuse. On peut parfois avoir recours à une intraveineuse pour traiter une phase avancée de l’infection. Celle-ci arrive lorsque la Borréliose de Lyme s’est réveillée de son état latent après plusieurs semaines, mois ou années pour réapparaître plus agressive que jamais. Les soins peuvent alors durer 4 à 6 mois et doivent être accompagnés par des thérapies complémentaires, ainsi que par une nutrition adaptée.

La voie intramusculaire

La durée d’une antibiothérapie pour soigner la maladie de Lyme est souvent étalée sur une longue période. Cette situation peut être pénible pour certains patients, surtout lorsqu’il s’agit d’antibiotiques oraux. Dans ce cas précis, le docteur fait appel à un traitement par voie intramusculaire, durant lequel il administre une injection d’antibiotique à travers les muscles.

La combinaison d’antibiotiques

La médecine classique voit d’un très mauvais œil la combinaison de plusieurs traitements antibiotiques pour soigner la Borréliose de Lyme. Mais, certains thérapeutes utilisent cette méthode en cas de recrudescences des symptômes. C’est ce que l’on  qualifie de thérapie combinée par intermittence.  La Borrélia Burgdorferi  qui est l’agent pathogène de la maladie de Lyme est une bactérie dont le corps contient de l’endotoxine. Ce qui revient à dire qu’au moment de sa destruction, elle libère une quantité massive de toxines néfastes pour l’organisme (http://www.lymediseaseblog.com/jarisch-herxheimer-reaction-lyme-disease/). En effet, la libération de cette endotoxine peut engendrer des inflammations articulaires, musculaires et neurologiques. Elle peut également entrainer un brouillard cérébral. Et pour couronner le tout, les douleurs peuvent être extrêmement aigües et le patient peut subir des attaques cardiaques. Toutes ces complications peuvent survenir à n’importe quel stade de la Borréliose de Lyme lorsque le sujet subit des traitements à base d’antibiotique. Nommée « réaction Jarisch-Herxheimer », ce contrecoup fait souvent son apparition entre le 3ème et le 21ème jour  du traitement (http://www.lemonandlyme.com/Articles/Expect/Herx.php).La meilleure façon de la prévenir serait d’aider l’organisme à éliminer les toxines le plus vite possible. Pour cela, il convient d’assainir le foie en buvant abondamment de l’eau,  en stimulant la sudation et en apportant au corps un apport maximal en Vitamine C. Il est aussi nécessaire d’effectuer  une surveillance cardiaque.

Peut-on se fier totalement aux traitements à base d’antibiotiques ?

Certes, les cures d’antibiotiques peuvent être efficaces en stade primaire de la Borréliose de Lyme.  Néanmoins, il arrive souvent que cette infection ne soit diagnostiquée que tardivement, vu qu’il y a très peu de moyens de la dépister convenablement. Les soins sont ainsi tardifs et peu fiables. Pour les autres stades de l’infection, les protocoles d’antibiotiques peuvent se solder par un échec et  peut même conduire l’infection à évoluer vers le stade chronique. L’utilisation massive et prolongée de ces antibiotiques peut amener la Borrélia Burgdorferi à développer une résistance. De plus, l’utilisation combinée de différentes molécules d’antibiotique est  hautement toxique pour certains organes vitaux  tels que le foie, les reins, le cœur, l’intestin grêle… Ce qui entrainerait d’autres complications. De plus, il ne faut pas oublier que cette affection est généralement accompagnée par d’autres maladies ou co-infections, qui nécessitent d’autres protocoles de traitements. Il est à préciser que le protocole de soins impliquant la combinaison de plusieurs antibiotiques sur une longue durée fait partie des traitements alternatifs de la maladie de Lyme. Le traitement conventionnel n’est basé que sur l’administration à courte durée d’un seul type d’antibiotique.