Les co-infections associées à la maladie de Lyme

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Si vous avez des animaux domestiques, vous la connaissez peut-être plus sous le nom de « piroplasmose » pour laquelle il est indispensable, dans certaines régions, de faire vacciner son animal de compagnie. Cette co-infection se transmet par les œufs de tiques infectées par « Babesia ». Des études montrent que 6 à 7 % des tiques sont concernées (voir sources). Si la babésiose a peu d’incidence chez un individu en bonne santé, il existe un risque réel chez les personnes immunodéprimées qui peut entrainer une hospitalisation d’urgence. On a relevé également des risques de transmission de la babésiose par transfusion sanguine. 

 Les Arboviroses, issues de l’Arbovirus, inoculé par la morsure de tiques sont actuellement particulièrement répandues dans certaines régions. On dénombre environ 10 Arboviroses transmissibles par la piqûre de tiques en France.

Les « Rickettsia » sont de minuscules bactéries associées à une tique. Les symptômes de cette co-infection sont notamment : une fièvre élevée, un état grippal sévère, des céphalées, des nausées et des vomissements qui peuvent parfois s’accompagner d’une éruption cutanée. Le diagnostic de la maladie reposera sur des données cliniques et épidémiologiques.

 La mycoplasmose, ex-hémobartonellose, est une infection à mycoplasmes qui touche principalement les voies respiratoires. Parmi les divers symptômes de cette co-infection, on peut signaler : fièvre, maux de tête, et toux inhabituelle qui doivent amener le patient à consulter. 

 Causée par la bactérie Anaplasma phagocytophilum, cette co-infection fait partie des ehrlichioses. Ses symptômes sont les mêmes que ceux de l’Ehrlichiose, bien que les agents pathogènes soient différents : forte fièvre, troubles musculaires, maux de tête, fatigue, avec parfois anémie ou insuffisance respiratoire. 

 Cette maladie infectieuse est transmise par le bacille aérobie « Francisella tularensis ». Les vecteurs de cette maladie sont les piqûres d’insectes notamment : puces, poux, araignées, tiques. Les symptômes qui doivent alerter après une piqûre sont en particulier : des céphalées, des nausées, une faiblesse générale, de la fièvre et des frissons, des vomissements.

 Ces co-infections sont dues à la présence de la bactérie Bartonella. Les principaux symptômes qui doivent alerter sont : une fatigue inhabituelle, des céphalées et de la fièvre. 

Cette infection virale affecte le système nerveux central. Il se transmet par la piqûre de tique. Il n’existe pas, à ce jour, de traitement spécifique et il faut privilégier la prévention, ce qui commence par une plus forte vigilance entre avril et novembre, période propice à cette co-infection. Les symptômes ressemblent à ceux d’une grippe estivale mais peuvent s’accompagner de complications neurologiques ou psychiques. Lorsqu’elle n’est pas diagnostiquée, la méningo-encéphalite à tiques peut entraîner des séquelles neurologiques graves. 

LIRE: MENINGO-ENCEPHALITE  Cette co-infection, causée par la bactérie Ehrlichia se manifeste par divers symptômes, notamment : forte fièvre, fatigue, problèmes musculaires, céphalées auxquels s’ajoutent parfois des cas d’anémie ou d’insuffisance respiratoire. 

 Causée par la bactérie « Coxiella Burnetii », la fièvre Q n’est pas systématiquement due à la morsure de tique mais cette dernière peut véhiculer cette bactérie. La fièvre Q se caractérise par divers symptômes, notamment : sudation, frissons, céphalées, myalgies, douleurs au thorax, hépatite, méningite, arthrite et toucher l’appareil respiratoire occasionnant toux inhabituelle et crachats. Pour ces derniers symptômes, le diagnostic se fera au moyen d’une radiographie pulmonaire. Cette infection, non-diagnostiquée et non-traitée peut devenir chronique et occasionner des troubles graves pour le patient.