Les problèmes psychiatriques: la maladie de Lyme mal diagnostiquée?

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Lors d’un diagnostic, une personne atteinte par la Borréliose de Lyme pourrait être amenée à être traitée comme un sujet souffrant d’affections psychiatriques. La raison en est que les symptômes neurologiques causés par cette maladie ne lui sont pas forcément spécifiques. Les traitements dédiés à la maladie de Lyme doivent néanmoins être suivis même si les présentes manifestations constatées ne sont que d’ordre mental.

Les affections psychiatriques, souvent confondues avec Lyme

Méconnue, la maladie de Lyme peut se manifester via des comportements anormaux, dits psychiatriques, chez les personnes contaminées par la Borrélia Burgdoferi. Cela peut amener le médecin à faire une erreur fatale, en orientant plutôt son diagnostic vers une affection psychiatrique. Parmi les symptômes qui peuvent être à la source de l’erreur, les troubles fonctionnels, cognitifs, émotifs et comportementaux sont rencontrés dans la plupart des maladies mentales. Tout comme les individus souffrant de la maladie de Lyme, les personnes qui nécessitent un suivi psychiatrique présentent une déficience profonde de la mémoire et de la concentration, des crises émotionnelles et comportementales, ainsi que des pertes plus ou moins sévères de la capacité motrice, pouvant aller de la paralysie d’une partie du corps, comme le visage, à l’état végétatif. Ces deux types de pathologies causent aussi des troubles d’insomnie et d’alimentation, ainsi que la désorientation des sujets.

Les causes de chaque affection psychiatrique ne sont pas encore établies, mais les recherches ont démontré une incidence multifactorielle et des facteurs de risques qui influent sur leurs apparitions. Des origines biologiques, psychologiques et sociales sont ainsi mises en cause, sans que leurs relations avec les troubles cérébraux n’aient pu être démontrées jusque là. Les traumatismes et les chocs émotionnels sont parmi les principaux facteurs de risques des maladies psychiatriques, qui peuvent être catégorisées en huit grands types, soit :

–       La schizophrénie : se manifeste par des hallucinations, des phases de délire et de méfiance, des troubles de la pensée ou alogie, des comportements anormaux et désorganisés, l’ignorance du plaisir ou anhédonie, le manque d’émotion ou monotonie, l’asociabilité et le désinteressement. Environ 1% de la population est atteinte de schizophrénie et ces symptômes apparaissent entre 17 et 24 ans (http://www.e-sante.fr/5-maladies-mentales-plus-connues/actualite/1526).

–       Les troubles schizo-affectifs : se présentent avec des symptômes similaires aux schizophrènes et aux maniaco-dépressifs.

–       Les troubles affectifs : englobent la dépression, les périodes maniaques et les troubles bipolaires ou maniaco-dépressifs. Ils peuvent se manifester par de l’hyperactivité, des locutions disparates et rapides, des phases de colère, des pertes d’appétit et de sommeil, de la culpabilité ou un état dépressif général chronique.

–       Les troubles obsessionnels-compulsifs : concernent 2 à 3% de la population, dont 40% d’adolescents (http://www.aqpamm.ca/test/les-grands-types-de-maladie-mentale/) et se caractérisent par des gestes ritualisés et répétitifs, dus à des pensées obsessionnelles infondées et exagérées (doutes continuels, peur de la poussière ou d’être infecté par des germes, …)

–       Les troubles d’anxiété : touchent environ 16% de la population (http://www.aqpamm.ca/test/les-grands-types-de-maladie-mentale/) et se distingue par des états de panique aigue périodiques, accompagnés par des étourdissements, des sueurs, des maux dans la poitrine et dans la gorge, ainsi que des formes de phobies.

–       Les troubles de la personnalité ou caractériels : se caractérisent par des troubles chroniques de la perception et du jugement, qui causent des comportements et des humeurs anormales, inadaptés à la vie en société.

–       Le syndrome cérébral organique : atteint plus généralement les personnes âgées, qui souffrent alors de délire et de confusion mentale aggravée. D’origine infectieuse ou toxique, il est dû à des lésions encéphalitiques.

–       La démence : est surtout causée par la maladie d’Alzheimer et se manifeste par une dégradation progressive générale des fonctions mentales et cognitives, d’où une amnésie, une désorientation et une dépendance à une tierce personne pour les tâches courantes de la vie quotidienne.

Il n’existe pas de traitements curatifs aux affections psychiatriques. Des médicaments peuvent néanmoins être prescrits pour atténuer les symptômes et réduire la fréquence des crises. Des antipsychotiques et des antidépresseurs peuvent alors être utilisés pour calmer l’anxiété et les troubles obsessionnels. La psychanalyse est conseillée pour la majorité des maladies mentales. Pour les cas de crises aiguës, fréquentes ou à longue durée, un suivi particulier au sein d’une clinique psychiatrique est préconisé.