Les troubles cardiaques: associés à la maladie de Lyme

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Maladie multi-systémique, la Borréliose de Lyme est capable d’affecter la circulation sanguine et le système cardio-vasculaire. Les symptômes qui en résultent sont ainsi similaires à ceux des troubles cardiaques et amènent souvent les professionnels de la santé à confondre ces deux pathologies qui sont néanmoins bien distinctes. C’est une situation qui mérite d’être tirée au clair pour éviter les erreurs de diagnostics et de traitements.

L’une comme l’autre, la Borréliose de Lyme  et les troubles cardiaques sont des maladies qui causent le dysfonctionnement du cœur et  de la circulation sanguine. Elles touchent une  grande partie de la population mondiale et leurs cas aggravés peuvent entrainer des  lésions graves, voire mortelles. Leurs symptômes présentent de nombreuses ressemblances, telles que les sueurs froides, les difficultés à respirer, les douleurs thoraciques, les palpitations et insuffisances cardiaques, les blocages cardiaques, les frissons inexpliqués, les nausées, les vomissements…. 

Un trouble cardiaque peut être engendré par un manque d’oxygène au niveau du sang qui  alimente le muscle cardiaque.  Cela provoque de vives douleurs dans la poitrine et c’est ce que l’on qualifierait d’angine de poitrine.  En cas de crise  violente, cette insuffisance d’oxygène entraîne une destruction partielle du muscle cardiaque ou nécrose. Ce trouble est communément connu sous le nom de crise cardiaque ou infarctus du myocarde.​

L’obstruction partielle ou totale des artères coronaires  est l’un des premiers facteurs des troubles cardiaques, car ces dernières ne sont plus capables d’approvisionner correctement les régions du cœur en oxygène et en nutriments. Un mauvais fonctionnement de cette pompe qui permet  au sang d’être distribué à tous les organes est alors constaté. L’engorgement des artères coronaires est parfois lié à l’épaississement, au durcissement et à la perte d’élasticité des tissus sanguins ou artériosclérose. Dans le cas d’une athérosclérose, il arrive aussi que les parois internes des artères présentent des plaques qui réduisent de 50 à 70 % leurs diamètres (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=troubles_cardiovasculaires_pm).

Les symptômes des troubles cardio-vasculaires se traduisent généralement par un malaise, une douleur ou une sensation de constriction  au niveau du cœur ou de la poitrine. Ces signes peuvent être provoqués par une émotion forte ou à un effort physique et sont parfaitement capables de se répandre vers le bras, le cou, l’omoplate, la mâchoire, la gorge et l’ensemble du côté gauche du corps, mais très rarement du côté droit. Des nausées, des vomissements, des essoufflements, des  troubles digestifs, des sueurs froides, une peau mate et une faiblesse accrue sont aussi observées chez les patients. Ces manifestations sont plus prononcées et peuvent durer plus de 20 minutes en cas d’infarctus du myocarde. Les risques de troubles cardiaques  commencent à s’accroître vers la période de la ménopause chez les femmes et vers 40 ans chez les hommes.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les troubles cardiaques  sont les premières causes de décès à travers le monde.  Pour y faire face,  les traitements d’urgence proposés à l’hôpital sont vitaux. Sinon, il existe des soins thérapeutiques qui consistent à prévenir les récidives d’infarctus et à empêcher les symptômes de s’aggraver. Les médecins  prescrivent des hypolipémiants tels que les statines, les chélateurs de l’acide biliaire et d’autres traitements pour  réduire le taux de cholestérol qui est l’un des facteurs aggravants des troubles cardiaques.  Pour traiter l’insuffisance coronarienne, ils font parfois appel à des antiangineux tels que les dérivés nitrés, les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques.  Pour empêcher la formation de plaques dans les parois internes des artères, la médecine conventionnelle prône l’utilisation d’antiagrégants plaquettaires, comme le clopidogrel ou l’acide acétylsalicylique.Il existe également des interventions chirurgicales pour soigner les récidives d’infarctus. L’intervention coronarienne percutanée permet par exemple de déboucher une artère obstruée en y insérant un cathéter équipé d’un ballonnet gonflable. Le chirurgien peut également procéder à une greffe de vaisseaux sanguins ou  à un pontage coronarien. Ce système permet de contourner un blocage au niveau de l’artère coronaire. Les médecins n’ont recours à cette forme d’intervention qu’en cas d’insuffisance cardiaque grave avec diabète, ou lorsque plusieurs vaisseaux sanguins sont bouchés. ​

Des mesures préventives comme les activités physiques, les régimes alimentaires  sains et appropriés, les relaxations, la psychothérapie,…. peuvent aussi ralentir ou arrêter l’évolution des troubles cardiaques. La majeure partie des cardiologues  recommandent un régime alimentaire méditerranéen pour réduire de 70 % les risques d’accidents coronariens.