Maladie de Ménière: semblable à la maladie de Lyme

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Parmi les maladies rares qui sont diagnostiquées à la place de la Borréliose, la maladie de Ménière se dévoile entre autres avec des symptômes similaires au niveau du système neurologique du patient. Quelles sont ces manifestations qui créent autant de controverses lors  du dépistage de ces pathologies ?

La Borrélia est une maladie multisystémique qui peut se dissimuler derrière d’autres pathologies, en raison de ses nombreuses manifestations sous-diagnostiquées, dont les liens ne sont pas forcément évidents. Entre autres, ses symptômes neurologiques sont similaires à ceux de nombreuses affections, comme la maladie de Ménière. Les sujets atteints subissent de fréquents vertiges, accompagnés par des acouphènes aigus qui se déclarent avec des sifflements et des bourdonnements venant de la partie profonde l’oreille. Durant les phases de crises de ces deux maladies, des étourdissements, des nausées et un manque d’équilibre sont constatés. 

Les personnes souffrantes de ces deux maladies présentent également des pertes partielles permanentes ou intermittentes de leur capacité auditive au fil du temps. En dehors de ces symptômes, les patients peuvent aussi être sujets à des céphalées, des nausées, des vomissements, des diarrhées et une abondante sudation. Les yeux  sont aussi parmi les organes cibles de la Borréliose et de la maladie de Ménière. Entre autres, les globes oculaires des personnes affectées peuvent présenter des mouvements rapides incontrôlables ou nystagmus.

Touchant plus fréquemment les quarantenaires et soixantenaires, la maladie de Ménière atteint entre 1 personne sur 1000 et 1 personne sur 10.000, en Europe et en Amérique du Nord (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=maladie_meniere_pm). La cause principale de cette maladie est encore inconnue à ce jour, mais il est constaté qu’elle cause un disfonctionnement de la cochée qui est l’organe de l’ouïe et le vestibule qui est le garant de l’équilibre chez l’homme. Cela se manifeste par une sur-excrétion d’endolymphe, qui est un liquide garnissant cette partie profonde de l’oreille interne, augmentant la pression qui s’y exerce. C’est cet excès d’endolymphe qui brouille aussi les signaux d’équilibre transmis au cerveau et qui cause des vertiges fréquents et des pertes d’équilibre, les premiers symptômes de la maladie de Ménière. Parmi les sources hypothétiques de cette pathologie, des infections, allergies, traumatismes dus à un choc à la tête ou une réaction auto-immune de l’organisme sont avancés.

Les symptômes de cette pathologie sont rythmés par des crises variables. En dehors des vertiges, les patients souffrent d’atteintes auditives, qui peuvent évoluer vers des pertes partielles ou des fluctuations de l’ouïe. Les crises de cette maladie s’accompagnent par une sensation d’oreille bouchée, des sifflements et des bourdonnements, ou des acouphènes intenses, et provoquent le déséquilibre ou la chute de l’individu. Quelque fois brutaux, les chutes sont dénommées « crises de Tumarkin ». Des céphalées ou maux de tête aigus, des étourdissements, des difficultés d’audition et une hypersensibilité par rapport au son sont parmi les symptômes de cette maladie. Les phases de poussées de cette pathologie peuvent aussi s’accompagner de nausées, de vomissements, de sueurs, de maux de ventre et de diarrhées. La maladie de Ménière peut se dévoiler chez les personnes souffrantes de nystagmus, se manifestant par des mouvements rapides et incontrôlables des yeux.    

L’ignorance de la cause réelle de la maladie de Ménière ne permet actuellement pas aux médecins de prescrire des traitements curatifs. Il existe par contre des soins qui visent à diminuer l’intensité des symptômes et les fréquences des crises. Ainsi, contre la nausée, les médicaments à base de domperidone et de dimenhydrinate sont utilisés sous forme de comprimés ou de suppositoires. Souvent anxieux, les sujets peuvent être traités sous benzodiazépines, prochlorpérazine, prométhazine ou phénergan.

La fréquence des crises peut être diminuée grâce à des médicaments diurétiques et vasodilatateurs. Des injections d’antibiotiques ou de corticostéroïdes dans l’oreille interne peuvent aussi être effectuées à cette fin, mais peut par contre augmenter les problèmes d’audition dans 20% des cas. Pour évacuer l’excès d’endolymphe accumulé dans l’oreille, un générateur d’impulsions basse pression est utilisé 3 fois par jour pendant 5 minutes. Des appareils auditifs sont également utilisés suite aux symptômes de surdité. Pour les cas extrêmes, des traitements chirurgicaux comme la décompression du sac endolymphatique permet de réduire les vertiges de moitié. La neurotomie vestibulaire et la labyrinthectomie permettent de résoudre plus efficacement les problèmes de vertiges et de déséquilibres, mais occasionnent une perte irréversible de l’audition.