Ne pas confondre Lyme avec l’arthrite rhumatoide

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Il est constaté que la Borréliose de Lyme apparait sous forme d’arthrite. Entre autres, ses symptômes similaires à ceux de l’arthrite rhumatoïde  entrainent souvent la confusion lors des diagnostics. Les traitements nécessitent par contre un dépistage précis des sources de ces maladies pour être efficaces.

Arthrite rhumatoïde confondue avec la maladie de Lyme

La maladie de Lyme et la Sclérose latérale amyotrophique (SLA) sont des maladies neurologiques qui occasionnent de graves lésions au niveau des neurones moteurs. Toutes deux sont des infections bactériennes. Arrivés au stade chronique, les symptômes de la maladie de Lyme sont identiques à la SLA. À savoir, paralysie faciale et musculaire, inflammation douloureuse des nerfs, troubles oculaires, migraines persistantes et convulsions. 

La fragilité émotionnelle, les troubles du sommeil et l’incapacité d’usage des membres font aussi partie de leurs points communs. Leurs évolutions se caractérisent aussi par des  perturbations du rythme cardiaque, des vertiges,  des difficultés à marcher, ainsi qu’un équilibre fragile de l’état de santé général.

L’arthrite rhumatoïde est la forme la plus courante des rhumatismes  inflammatoires chroniques. Elle touche 0.25 % de la population  générale et elle est trois fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=polyarthrite_pm ). C’est une maladie auto-immune, qui est engendrée par une production massive d’anticorps appelés auto-anticorps. Ces derniers s’attaquent  à la membrane synoviale des articulations qui s’épaissit et  fabrique une quantité surélevée d’enzymes inflammatoires capables d’agresser l’articulation, le cartilage, l’os et les tendons, ainsi que la capsule et les ligaments.

Les gènes comme le HLA-DRB1 et le PTPN22  peuvent aussi être à l’origine de l’arthrite rhumatoïde. Ce sont des facteurs génétiques  qui peuvent enclencher la maladie dans 30 % des cas. Des études ont également démontré que le tabagisme est l’un des vecteurs entrainant le développement de cette maladie sans parler des autres agents biologiques et environnementaux.

Une fois atteint par l’arthrite rhumatoïde, le patient commence à ressentir des  douleurs persistantes et de la raideur au niveau de ses articulations. Ce sont des symptômes particulièrement éprouvants, aussi bien pour le physique que pour le moral, d’autant plus qu’ils sont plus poussés au réveil et après une période de repos prolongée ou  au beau milieu de la nuit. Ces douleurs se caractérisent aussi par des gonflements, des rougeurs et de la chaleur au niveau des articulations atteintes. Vient ensuite la fatigue chronique associée au manque d’appétit, de sommeil et au processus auto-immun.

Les symptômes peuvent évoluer vers une importante perte de mobilité des articulations, des phases de fièvres fréquentes et par d’autres affections articulaires. L’apparition de petites bosses durs non-douloureuses ou nodules rhumatoïdes sous la peau est aussi constatée dans 10 à 20 % des cas. 

L’arthrite rhumatoïde peut également se manifester  avec un syndrome de Gougerot-Sjögren  qui se traduit  par une sécheresse de la bouche et des yeux. L’anémie inflammatoire est aussi l’un de ses symptômes et il peut atteindre d’autres organes comme le cœur, le poumon et les reins, causant des lésions fatales au niveau de ces derniers.

Pour traiter l’arthrite rhumatoïde, les médecins ont d’abord pour objectif de soulager les symptômes, de contenir la maladie,  de restaurer le bon fonctionnement  des articulations, de prévenir les dommages de l’affection sur les autres organes et  l’invalidité.

Pour cela, ils font appel à des médicaments de soulagement symptomatique comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les corticostéroïdes (ibuprofène, naproxène, naxen). En cas d’atteinte d’un trop grand nombre d’articulations et de crises de douleurs aiguës, les injections de corticoïdes en intra-articulaire sont de rigueur sans pour autant dépasser les 3 à 4 par articulation par an.

Pour contrôler les symptômes, sur de longues périodes, les médicaments antirhumatismaux de fonds sont prescrits (méthotrexate, léflunomide, hydroxychloroquine). Ils combattent directement les cellules qui attaquent les articulations, afin de retarder ou de prévenir les dégâts.

Les soins peuvent aussi se focaliser sur la modification de la réponse biologique par biothérapie. Ce procédé consiste à cibler les gènes responsables de l’inflammation et de la destruction des articulations avec des agents anti-TNF, comme l’infliximab, l’étanercept, le certolizumab, l’adalimumab et le golimumab.

Pour l’intervention  chirurgicale, la synovectomie  peut être envisagée pour retirer partiellement ou totalement la membrane synoviale touchée par l’arthrite rhumatoïde. La chirurgie peut aussi être orientée vers un remplacement de l’articulation par une prothèse ou une articulation artificielle.

Et sinon, les exercices physiques, la physiothérapie, la rééducation, le soutient psychologique et le régime alimentaire sain sont aussi d’excellents supports aux traitements et à la rééducation.