Parkison: associée à la maladie de Lyme

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Les tiques peuvent transmettre en même temps que la maladie de Lyme de nombreuses infections, nommées co-infections, comme la paralysie à tiques. Entre autres, ces deux maladies se ressemblent également par leurs diverses manifestations au niveau de l’organisme de la personne contaminée. Pour mieux les distinguer et les traiter, les symptômes spécifiques à chacune doivent être conjugués avec des tests particulièrement sensibles.

La Borréliose et la paralysie à tiques sont caractérisées communément par des atteintes au niveau du système moteur des personnes ayant subies une morsure de tiques. Des difficultés de mouvements, des troubles de la coordination, des douleurs dans les membres, au niveau des articulations et des muscles, sont constatées. Des lésions cutanées peuvent aussi apparaître sous forme de plaques rouges érythémateuses, surtout autour de la piqûre de la tique. Dans leurs cas aggravés, ces maladies se répandent au niveau des autres parties du corps, dont les organes gastro-intestinaux, le système cardio-vasculaire et respiratoire, provoquant à ces niveaux des formes de paralysie fatale. Ces paralysies peuvent se manifester au niveau du visage et provoquer également des troubles de la déglutition. Des atteintes neurologiques peuvent aussi être similaires à ces deux maladies, engendrant des troubles de la mémoire, des confusions, de l’hypersensibilité ou de l’absence de sensibilité au niveau de certains organes des sens.

Affectant aussi bien les hommes que les animaux, la paralysie à tiques est une polyradiculonévrite survenant généralement 15 jours à 3 semaines après une piqûre de tique. Elle est provoquée, lors de la morsure, par une envenimation due à une substance toxique contenue dans la salive de cette dernière. Cette toxine est variable selon les espèces de tiques, et agit au niveau des motoneurones en réduisant la sécrétion d’acétylcholine au niveau de la plaque motrice attaquée. Elle ralentit également la vitesse de conduction nerveuse, d’où des troubles de coordination. La gravité de la paralysie à tiques dépend ainsi du temps de fixation et du nombre des tiques. Généralement, ce sont les tiques femelles qui se gorgent le plus longtemps du sang de leurs victimes.

Les symptômes de la paralysie à tiques se manifestent en premier par une difficulté de coordination des mouvements, des pertes de l’équilibre et une baisse de la force musculaire, débutant au niveau des jambes, d’où l’autre dénomination de l’affection : paralysie à tiques ascendante symétrique. La forme paralytique de ces atteintes peut apparaître suivant les 24 heures de la piqûre pour ensuite toucher les autres parties du corps, due à la dégradation des réflexes ostéo-tendineux. Une durée prolongée de fixation de la tique sur son hôte peut aussi provoquer une paralysie prématurée des muscles respiratoires et des troubles de la déglutition, fatals pour 10% des cas (http://lymeaware.free.fr/lyme/Websave/maladiesatiques/www.maladies-a-tiques.com/Paralysie-a-tiques_.htm).

Parmi les symptômes de cette envenimation, des troubles sensitifs douloureux sont également constatés au niveau des membres des sujets, de leurs visages et de leurs nerfs oculaires. Une lésion cutanée rouge et prurigineuse peut entourer et confirmer le point de morsure de la tique. 2 à 3 semaines suivant la contamination, les personnes mordues peuvent développer des atteintes neurologiques, comme des pertes de mémoire, de la confusion, une léthargie, des myalgies et une hypersensibilité des sens, ainsi que des atteintes cardio-vasculaires, comme une myocardite, une myosite ou une myoglobinurie.    

Le retrait complet de ou des tiques permet déjà d’observer une flagrante amélioration symptomatique du sujet atteint par la paralysie à tiques. C’est la première méthode thérapeutique permettant de lutter contre les toxines salivaires de ces arthropodes. Le deuxième reflexe est d’administrer un sérum antitoxine au sujet. Celui-ci est produit d’après des qualités hyperimmunisées, cultivées artificiellement chez certains animaux.