Professeur Perrone

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En France, la maladie de Lyme est encore considérée comme une « maladie rare ».  Face à cette situation, le Professeur Christian Perronne soulève quelques points cruciaux face auxquels les patients et les professionnels se heurtent.

En France, le Professeur Christian Perronne est l’un des meilleurs spécialistes des  maladies infectieuses et tropicales. C’est aussi le président de la CSMT (Commission Spécialisée Maladies Transmissibles) et de la sous-section du CNU (Conseil National des Universités), ainsi que de la Fédération française d’infectiologie (FFI) depuis 2010. Cet homme est également chargé de faire des cours sur les maladies infectieuses et tropicales à l’université de Versailles-Saint-Quentin, tout en étant le chef de service en infectiologie de l’hôpital universitaire Raymond Poincaré de Garches. Membre à part entière de l’Organisation Mondiale de la Santé, il codirige un groupe de travail sur la politique vaccinale dans la zone Europe depuis 2009. Le Pr. Christian Perronne est aussi un chercheur assidu et les fruits de ses recherches ont fait l’objet de nombreuses publications à l’échelle mondiale.

En tant que praticien au service de l’autorité sanitaire Française, le Professeur Perronne est tenu de respecter la politique de santé en vigueur face à la Borréliose de Lyme. Oui, il se doit de respecter le Consensus de Strasbourg qui est une pâle copie du Guideline de l’IDSA, datant de février 2006.  L’IDSA (Infectious Diseases Society of America) est une société médicale qui s’appuie sur la médecine classique. Ce qui revient à dire qu’elle voit la maladie de Lyme comme étant une affection très difficile à attraper et qu’elle peut être combattue avec une simple antibiothérapie à courte durée. Cette organisation nie également l’existence de la forme chronique de cette affection bactérienne émergente.  En d’autres termes, le Professeur Perronne est donc officiellement soumis à cette doctrine.

A propos de la forme chronique

Le professeur Christian Perronne est un médecin expérimenté. Avec ses nombreuses années de pratique face à la maladie de Lyme, il est parvenu à une conclusion : la forme chronique existe vraiment. Malheureusement, cette vision n’est pas encore officiellement admise en France.

A propos du diagnostic

Pour ce qui est de l’incapacité des généralistes à diagnostiquer correctement la Borréliose de Lyme, cet interniste pointe du doigt le déni des autorités sanitaires qui ne veulent pas admettre l’efficacité des diagnostics basés sur les signes cliniques et les dires du patient. Il ne faut pas oublier que la technique de dépistage officiel est basée sur des examens traditionnels de routine, tels que les scanners, les radios, diverses analyses… qui ne sont pas en mesure de fournir des résultats assez fiables face à cette menace.

A propos de l’incidence nationale

En ce qui concerne le taux d’incidence relativement bas (5 % de la population) dans l’hexagone, ce spécialiste de l’infectiologie met en cause le test officiel. Il pense que ce protocole de test sérologique est dépassé et peu fiable.  De plus, sa sensibilité a été adaptée pour obtenir un résultat bien en dessous de la réalité, afin de minimiser l’ampleur de la pandémie de la maladie de Lyme en France.

A propos du protocole de traitement

Le Professeur Christian Perronne est tenu de respecter le protocole de traitement officiel qui est basé sur une cure d’antibiotique de courte durée. Toutefois, il déplore l’interdiction d’une antibiothérapie prolongée qui, selon lui devrait être autorisée. Ce qui le rend vraiment perplexe, c’est le fait que les résultats des projets de recherche sur les traitements de cette maladie soient systématiquement rejetés. Quoi qu’il en soit, ce spécialiste des maladies infectieuses et tropicales reconnaît l’efficacité de certaines thérapies alternatives pour soigner la maladie de Lyme et il regrette l’absence quasi-totale d’approfondissement dans cette direction.