Sclérodermie: symptômes similaires à la maladie de Lyme

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De graves symptômes pouvant engendrer des séquelles irréversibles touchent communément les personnes souffrantes de la maladie de Lyme et celles atteintes de sclérodermie. Dans le cas des erreurs de diagnostics, les traitements appliqués ne permettent ni de contenir les lésions, ni de soulager les douleurs des patients, d’où une grande nécessité de sensibilisation.

Personne atteinte de sclérodermie

La maladie de Lyme se dévoile par des manifestations cutanées, tout comme la sclérodermie. Toutes deux provoquent des douleurs radiculaires, à cause de l’atteinte des nerfs. Des arthrites douloureuses s’accompagnent d’inflammations articulaires, détériorant les capacités de mouvements. Les sujets présentant ces deux affections peuvent souffrir de troubles digestifs, se dévoilant par des maux d’estomac, des vomissements, des inflammations du tube digestif et des atteintes intestinales qui provoquent une dénutrition et un amaigrissement rapide. Le système cardio-vasculaire est également attaqué par ces maladies, causant des troubles cardiaques et des formes de détresses respiratoires. De nombreux autres organes sont ciblés par ces pathologies chroniques, en cause de crises d’hypertension artérielle aigue et en particulier les reins, sources d’insuffisance rénale. Les personnes touchées par ces deux maladies sont souvent sujettes à l’asthénie et à la difficulté de réaliser les tâches courantes du quotidien, d’où des phases d’irritation et de dépression omniprésentes.

La sclérodermie est une maladie auto-immune, dont la cause reste encore inconnue. La réaction de l’organisme dans le cas de cette affection est une sécrétion anormalement élevée de collagène, une protéine sensée aidé à traiter les infections et à guérir les blessures. Cet excès de collagène se dépose soit sur la peau et cause une sclérodermie localisée, soit sur les organes ou sur les deux et provoque une sclérodermie systémique ou généralisée. Ces dépôts engendrent le durcissement des tissus, d’où des lésions et des séquelles gravement handicapants. Ce sont les personnes âgées entre 30 et 50 ans qui sont les plus fréquemment touchées par cette maladie (http://sante.canoe.ca/condition_info_details.asp?disease_id=198).

Les symptômes généraux de la sclérodermie incluent le phénomène de Raynaud, soit des engourdissements et des ulcères douloureux au bout des membres, avec un changement de coloration de la peau, en cas de froid ou de troubles émotionnels. Une calcinose est constatée sur ou sous la peau, accompagnée par des gonflements des pieds et des mains, ainsi qu’une baisse de la flexibilité épidermique surtout au niveau des membres et du visage. Des troubles digestifs, des reflux gastro-œsophagiens, des problèmes de déglutition et d’absorption de nutriments, ainsi que des vomissements et des diarrhées, surviennent à cause des phénomènes de durcissements au niveau de l’œsophage, de l’intestin et de l’ensemble des organes gastro-intestinaux. Des formes d’arthralgies douloureuses et de myalgies surviennent également et peuvent provoquer la torsion ou le raidissement des doigts. Les lésions peuvent aussi engendrer une fibrose pulmonaire qui se caractérise par une augmentation de la pression sanguine dans les vaisseaux sanguins des poumons ou hypertension pulmonaire. Des céphalées, des essoufflements, des troubles oculaires, voire de la conscience sont alors constatés. Des troubles cardiaques peuvent s’ensuivre ou peuvent être directement causées par l’altération des tissus du cœur, pouvant provoquer de graves arythmies ou même un arrêt cardiaque. Le foie et les reins peuvent aussi être touchés par ces lésions tissulaires, dans les cas les plus graves de la maladie qui touchent environ 5% des sujets (http://sclerodermie.ca/information/les-symptomes/). Au total, plus de 69 symptômes ont été répertoriés chez les personnes souffrantes de sclérodermie, mais la fatigue chronique, le phénomène de Raynaud, la raideur des mains et des articulations sont les plus récurrents.    

Seule la biopsie cutanée permet de diagnostiquer précisément la sclérodermie, car ses symptômes peuvent ne se manifester qu’après plusieurs années. Les principaux traitements actuels ne permettent pas encore de guérir cette maladie, mais permettent par contre de diminuer les symptômes, de soulager les douleurs et de contenir les lésions. Ainsi, des hydratants et des crèmes à base de corticostéroïdes peuvent être appliqués sur la peau. Le phénomène de Raynaud est traité avec des inhibiteurs des canaux calciques pour dilater les vaisseaux sanguins, tandis que les douleurs et les raideurs articulaires sont traités avec des anti-inflammatoires (AAS et AINS), des corticostéroïdes et des agents rhumatismaux modificateurs de la maladie. Les symptômes digestifs peuvent également être traités avec des antiacides et des antibiotiques, ainsi que des inhibiteurs des récepteurs histaminiques H2 et des inhibiteurs de la pompe à protons qui réduisent les reflux gastro-œsophagiens.