Sclérose en plaques: similarités avec la maladie de Lyme

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De nombreux aspects rallient la Sclérose en plaques  et la maladie de Lyme. Cependant, ce sont des infections  complètement différentes, mais qui sont constamment confondues lors des diagnostics et des traitements, à cause de leurs symptômes similaires. 

Patiente atteinte de la sclérose en plaques

La Borréliose et la Sclérose en plaques sont des maladies qui affectent le système nerveux. Elles sont capables de provoquer des perturbations sensitives, cognitives et motrices, et peuvent évoluer vers des handicaps majeurs irréversibles. Leurs évolutions sont imprévisibles et peuvent varier d’un patient à l’autre. L’une comme l’autre, la Borréliose et la Sclérose en plaques sont difficiles à diagnostiquer puisqu’ elles sont souvent confondues à d’autres infections. Parmi les symptômes communs à ces maladies, des baisses de la capacité motrice, des troubles de la mémoire et de la concentration, des disfonctionnements de la sensibilité et des atteintes oculaires sont constatés. Une asthénie et des troubles du sommeil peuvent également apparaître, ainsi que d’autres signes de dégradation générale de la santé.

La  Sclérose en plaques  est une maladie causée par la perturbation du système immunitaire qui se retourne contre les cellules nerveuses en charge de la  synthétisation de la gaine de myéline entourant les axones. L’attaque de ces cellules engendre l’apparition de lésions de formes scléreuses (épais et dur), éparpillées un peu partout dans le système nerveux central. C’est une maladie auto-immune dont la provenance est encore  floue puisque l’agent pathogène qui la provoque n’est pas encore connu. Néanmoins, il existe des théories qui soutiennent que des facteurs génétiques comme le gène HLA, ainsi que 29 autres variantes génétiques peuvent être en cause. Ainsi, dans 3 % des cas, elle est de source héréditaire et le gène HLA DRB1 en est le principal facteur (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=sclerose-plaques-pm-personnes-a-risque).  La consommation abusive de gras animal, le tabagisme (passif et actif), les virus (Epstein-Barr, HTLV-1…), l’environnement et le déficit en vitamine D  sont  aussi des facteurs qui peuvent favoriser la Sclérose en plaques.

Les signes de cette maladie varient d’un patient à l’autre. Mais, généralement, ils se manifestent par des troubles de la vue se caractérisant par une perte de vision complète ou partielle, une vision double, des mouvements oculaires involontaires… Ces symptômes  se manifestent dans 20 % des cas (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=sclerose-plaques-pm-symptomes-de-la-sclerose-en-plaques). Viennent ensuite les troubles sensitifs comme les fourmillements, les douleurs brèves et les impressions de décharges électriques. L’engourdissement d’un ou plusieurs membres, la fatigue anormale et extrême, les pertes d’équilibre, les difficultés à contrôler les mouvements, ainsi que les contractions musculaires ou spasmes douloureux font aussi partie des nombreux symptômes de la Sclérose en plaques. Et quand elle évolue, elle peut entraîner des difficultés d’élocution, des troubles urinaires ou de l’incontinence urinaire, des périodes de constipation, des dysfonctionnements sexuels, des troubles de la mémoire, de la concentration et de l’humeur.  Parfois, elle est accompagnée de brusques élévations de la température.

La Sclérose en plaques est incurable. Toutefois les traitements actuels permettent d’atténuer les symptômes et de ralentir la progression de la maladie.

Ainsi, pour  réduire les inflammations lors des phases de poussées  de la maladie et pour raccourcir leurs durées, les corticostéroïdes, comme la méthylprednisone sont administrés à forte dose par perfusion. Pour ralentir l’évolution de la maladie et pour réduire les fréquences de poussées, les médecins font appel à des traitements de fond qui doivent être pratiqués même en l’absence de symptômes. Ce procédé est basé sur des immunomodulateurs, des immunosuppresseurs et des inhibiteurs sélectifs des molécules d’adhésion qui réduisent la destruction de la myéline en réduisant l’activité du système immunitaire.

Le repos, les activités physiques modérées, les méthodes de gestion du stress, le régime alimentaire sain et complet, ainsi que l’adhésion à un groupe de soutien sont parmi les moyens qui visent à améliorer la qualité de vie des malades, à diminuer leurs états de fatigue, à renforcer leurs capacités physiques et leurs morals.