SLA et maladie de Lyme: attention, symptômes semblables

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La Borréliose de Lyme peut se traduire par des troubles neurologiques. Un cas de figure qui conduit les spécialistes à penser à une Sclérose latérale amyotrophique. Ce sont en effet deux maladies distinctes qui se ressemblent sur de nombreux points. 

Une situation capable de créer la confusion lors de la mise en place des traitements.

La SLA confondue avec le stade chronique de la maladie de Lyme

La maladie de Lyme et la Sclérose latérale amyotrophique (SLA) sont des maladies neurologiques qui occasionnent de graves lésions au niveau des neurones moteurs. Toutes deux sont des infections bactériennes. Arrivés au stade chronique, les symptômes de la maladie de Lyme sont identiques à la SLA. À savoir, paralysie faciale et musculaire, inflammation douloureuse des nerfs, troubles oculaires, migraines persistantes et convulsions. 

La fragilité émotionnelle, les troubles du sommeil et l’incapacité d’usage des membres font aussi partie de leurs points communs. Leurs évolutions se caractérisent aussi par des  perturbations du rythme cardiaque, des vertiges,  des difficultés à marcher, ainsi qu’un équilibre fragile de l’état de santé général.

Dans certains cas, la SLA est d’origine héréditaire ou génétique. Mais, il existe d’autres théories qui expliquent son apparition. Les unes se positionnent sur  les facteurs environnementaux tels que la surexposition à des métaux lourds, et d’autres se focalisent sur les infections virales. D’après un autre précepte, le glutamate peut aussi être à l’origine de la Sclérose latérale amyotrophique. Une forte présence de cet agent chimique favorisant la transmission des messages entre les cellules nerveuses pourrait causer la destruction de ces dernières.

Les radicaux libres peuvent aussi en être la source. Ces molécules sont à l’origine de la dégradation des neurones moteurs et des fortes concentrations de glutamate. Après l’Alzheimer, la Sclérose latérale amyotrophique est l’infection neurologique chronique la plus fréquente. C’est une maladie motoneurone qui touche habituellement les adultes entre 50 et 70 ans bien que des cas très rares sont à déplorer pour les plus jeunes (http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/sla/sa_5317_sla_symptomes_description.htm).

Les symptômes de la SLA se caractérisent généralement par une perte progressive de la motricité suite à la dégradation accentuée de la moelle épinière. Cette décadence entraine une détérioration graduelle des muscles. Une réaction en chaîne  provoque  alors des difficultés à parler et à déglutir, des problèmes respiratoires, ainsi qu’une perte d’autonomie corporelle. Parfois, la SLA peut aussi se manifester par l’apparition de crises de démence, dont 10 % des patients sont victimes (http://sante.canoe.ca/condition_info_details.asp?disease_id=4#Symptoms).

8000 individus seraient atteints de la SLA, soit 1.8 personnes pour 100 000 habitants, et 3 nouveaux cas par jour sont diagnostiqués, des chiffres alarmants. Le véritable souci est que la décadence des motoneurones est irrévocable. Les traitements ne permettent que de ralentir son évolution.

Comme médicament, le riluzole est prescrit, pour agir sur le métabolisme du glutamate. C’est un moyen qui permet de retarder l’apparition des handicaps du patient et d’améliorer sa qualité de vie.Puisque les muscles sont les plus affectés, un traitement par le biais de la kinésithérapie est indiqué pour lutter contre le raidissement musculaire et les crampes. Ce procédé permet aussi d’entretenir la fonction respiratoire, d’évacuer les sécrétions bronchiques et d’éviter les œdèmes causés par la paralysie. Les phases de poussée de la maladie peuvent aussi être soulagées par  des médicaments appelés myorelaxants.

 Afin d’empêcher l’étouffement du sujet face aux éventuels passages de la salive et des aliments dans les poumons, l’utilisation d’une sonde d’alimentation est de rigueur, via une gastrostomie. Un respirateur pour  les patients  présentant des difficultés respiratoires peut être installé par trachétomie. Un traitement orthophonique peut aussi être prescrit pour ceux qui ont du mal à déglutir ou à parler. Le soutien moral de la famille et de l’entourage  est d’un grand secours pour  aider  le patient à supporter l’évolution de sa maladie.