Syndrome de l’intestin irritable: similaire à la borréliose de Lyme

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Il arrive  que la Borréliose se manifeste par des inflammations au niveau du côlon, des symptômes du syndrome de l’intestin irritable. La ressemblance des symptômes de  ces deux maladies  peut conduire à des traitements et des diagnostics erronés.

syndrôme de l’instestin irritable, souvent confondu avec la maladie de Lyme

Le syndrome de l’intestin irritable et la Borréliose de Lyme sont encore mal connus, c’est le premier point qui les unit. Ces maladies sont présentes partout dans le monde et peuvent atteindre aussi bien  les personnes âgées que les jeunes. Elles se caractérisent par une hypersensibilité et une activité irrégulière de l’intestin. La diarrhée,  la constipation, les douleurs abdominales et  l’accumulation de gaz en sont les symptômes communs. D’autres symptômes comme les maux de tête, nausées, maux d’estomac, troubles digestifs, douleurs pelviennes et lombaires, ainsi que des troubles du sommeil sont également subis par les personnes affectées par ces maladies. 

Elles peuvent aussi entraîner l’anxiété, la dépression et gêner la vie sociale et les activités professionnelles du patient. L’une comme l’autre, ces maladies apparaissent de façon graduelle  et connaissent des périodes de rémission plus ou moins prolongées.

Le syndrome de l’intestin irritable touche 10 à 20 % de la population  des pays occidentaux  et la cause réelle est encore inconnue jusqu’à présent. Néanmoins, il existe des théories qui soutiennent que l’hypersensibilité au mouvement du côlon et du rectum peut en être l’origine. En se basant sur le fait que les femmes souffrantes de cette maladie sont 2 à 3 fois plus nombreuses que les hommes (http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=syndrome-intestin-irritable-pm-personnes-a-risque ), des théories se sont prononcées sur  l’implication des changements hormonaux. Le déséquilibre de la flore intestinale est malgré tout le plus fréquemment pointé du doigt.  Le taux anormal de sérotonine (médiateur chimique agissant sur la régularisation de l’humeur et des mouvements intestinaux) dans le tube digestif pourrait être la cause de ce syndrome  sans parler de certains aliments tels que le café, les produits laitiers, le chocolat, l’alcool, les fructoses, les glucides… qui irritent la paroi intestinale.

Les symptômes de ce trouble varient  d’une personne à l’autre mais généralement, ils se traduisent par des  démangeaisons et des crampes au ventre. Ces signes disparaissent souvent après évacuation des selles ou des gaz.  Ils se manifestent aussi par de la diarrhée et par de la constipation, ainsi que des changements rapides entre ces deux phases. Les flatulences, les ballonnements, les activités intestinales bruyantes et la présence de mucus dans les selles font aussi penser à cette maladie. Parfois même, elle est associée à des maux  au bas du dos, à des troubles du sommeil, à des nausées, à des maux de tête et à des brûlures d’estomac, ainsi qu’à une douleur pelvienne chronique.

Actuellement, il n’existe pas de traitements spécifiques pour lutter contre le syndrome de l’intestin irritable. Toutefois, les symptômes peuvent être atténués par des médicaments. Les émollients et les laxatifs sont prescrits  en cas de constipation.  Pour éviter la diarrhée, les antidiarrhéiques, comme le lopéramide sont préconisés, ainsi que les suppléments de fibres qui améliorent la consistance des selles. Et pour calmer les douleurs, les antispasmodiques, comme le bromure de pinavérium et la trimébutine sont efficaces pour lutter contre les spasmes.

En cas de syndrome de l’intestin irritable léger ou modéré, un régime alimentaire adapté et équilibré suffirait  pour  réduire les  symptômes.  IL faut ainsi commencer par la détection des aliments déclencheurs des malaises et  les exclure du menu. Il faut aussi réduire la consommation de fibres insolubles et de matières grasses, car ils stimulent la contraction de l’intestin. Remplacer les épices, boire beaucoup d’eau, manger à des heures régulières, bien mastiquer, consommer beaucoup plus de fibres solubles, de salades et de légumes… Actuellement, les probiotiques contenus dans certains aliments à base de lait fermenté, comme les yaourts ou les fromages, sont parmi les solutions avancées pour traiter cette maladie.

Pour limiter le stress qui est l’un des facteurs aggravants du syndrome de l’intestin irritable,  les groupes de soutien, les thérapies cognitivo-comportementales et les diverses techniques de relaxation (yoga, méditation, massothérapie) permettront au patient de bien réagir face aux imprévus et évènements stressants de la vie quotidienne.